Le 03 janvier une enquète publique portant sur la demande
d'autorisation pour la création d'une ferme d'élevage de thons rouges,
plus exactement un parc d'engraissement ( en cages) sur la commune de
Port-Vendres, au Cap d'OULLESTREIL, a été ouverte.
Présenté par la société BDS (de Sète), ce projet comprenait 4 cages de
50 m de diamètre et 30 m de profondeur. Prévu au large de Paulilles, au
coeur de la plus belle façade littorale du Languedoc Roussillon et à la
limite de la réserve marine naturelle de Cerbère-Banyuls, il présentait
un grave danger pour l'environnement : intégrité des plages, de la mer,
des activités traditionnelles et menaces sur le thon rouge, espèce déjà
en danger.
Dans la région et dans la presse, ce projet a suscité de nombreuses réactions :
L'Indépendant : mardi 03, mercredi 04, jeudi 05, vendredi 06,
dimanche 08, mercredi 11,vendredi 13, mercredi 18, jeudi 19, vendredi
20, samedi 21, jeudi 26, vendredi 27, mardi 31 janvier, 02 février.
Midi libre, 1 février
Le canard enchainé, 25 janvier.
Le monde, 31 janvier
La semaine du Roussillon , jeudi 05, 12 janvier.
Travailleur catalan, 13 janvier.
Interview sur Radio bleue.
Reportage fr3, le 09, 12, 18, 27 janvier, journal local du 19/20.
Reportage antenne2, journal de 13h le 25 janvier.
Sud radio, jeudi 19 janvier de 10h à 12h.
La position de Greenpeace est claire : s'opposer à toute création de ferme à thons en Méditerranée.
Tout d'abord, c'est une menace pour le thon rouge car ces fermes
sont approvisionnées en thons capturés à l'état sauvage pour être mis
en cage et être engraissés quelques mois. Ensuite, des projets
similaires en Côte d'azur et en Corse ont été rejeté par les élus et la
population pour risque de pollution intense ( les déchets et excréments
d'une ferme sont l'équivalent d'une ville de 10 000 habitants qui
rejetterait directement et en permanence ses égouts dans la mer ; et
enfin, ce projet porterait atteinte à l'ensemble des acteurs de la mer,
en les privant notamment de territoires de pêche parmi les plus
poissonneux de la région.
L'antenne de Perpignan s'est mobilisée et a participé activement au débat.
16 janvier, 1ère réunion des associations locales avec Greenpeace 66 pour préparer les questions pour la réunion publique du 17.
17 janvier, réunion publique
à Port-Vendres organisée par Michel Moly, conseiller général. Plus de
600 personnes, la plupart hostiles au projet F.A.T. Etaient présents :
Ifremer, Créocéans, laboratoire Arago, les responsables du cabinet
IDE, le sous-préfet, les maires de la côte . Le porteur du projet
était absent bien qu'ayant été invité. Les scientifiques ayant
participé à l'étude n'ont pu contrer les arguments développés par
les associations environnementales et le public.A la fin de la réunion,
M.Moly ( président de la communauté de communes de la côte Vermeille)
jusqu'ici réservé a annoncé clairement un avis défavorable et
invité ses confrères à en faire autant.
18 janvier : réunion publique
à Banyuls organisée par Joseph Travé, président du Comité de
Conservation de la Nature. 400 personnes présentes. Des compléments
d'information à la réunion du 17 ont été apportées et notamment sur
l'impact environnemental de cages à thons au large de Port-Vendres.Le
maire de Banyuls s'est prononcé contre le projet.
21 janvier : stand
d'information et tractage au marché de Port-Vendres. Excellent accueil
fait à l'équipe de l'antenne, nombreuse et matinale. On faisait la
queue pour signer la pétition. Il faut souligner que le tract a été
élaboré en commun avec les autres associations.( une vingtaine)
22 janvier : Idem au marché
de Banyuls et de Collioure. Vent glacial mais accueil chaleureux.
Beaucoup de passage au stand: manifestations de colère, de refus et de
solidarité.
26 janvier, réunion publique en présence de Greenpeace 75, 34 et 66 et des associations constituées en collectif opposées au projet.
De nouveau, salle comble au cinéma Le Vauban de Port-Vendres à
18h . Les points critiques de ce dossier ont
été présentés et le député de la côte radieuse, Mr Sicre a annoncé
la candidature de la réserve marine de Banyuls, Cerbère
au patrimoine mondial de l'Unesco. Une raison de plus ( s'il en
fallait...) de rejeter le projet de cages à thons.
Merci à tous les bénévoles de l'antenne qui n'ont pas chômés en
ce début d'année...et à notre référent Océans pour son efficacité.
L'enquète publique s'est terminée le 02
février,
le dossier est passé dans les mains du commissaire enquèteur qui a émis
un avis défavorable sur le projet. La décision finale a été prise par
la préfecture le 12 juillet : la ferme à thons ne verra pas le jour sur
la côte vermeille.
http://oceans.greenpeace.org/fr/nos-oceans/elevage-de-thon
http://oceans.greenpeace.org/fr/nos-oceans