Actualité - 21 mars, 2007
Dans la nuit du 23 au 24 février, 315 communes de part d’autre du Rhin ont été contaminées suite à un accident majeur de la centrale nucléaire de Fessenheim.
10 jours plus tard, l’Alsace et le pays de Bade Wurtemberg sont coupés du reste de l’Europe. Des barrages filtrants sont installés sur les anciens postes frontières entre la France et l’Allemagne. Malgré les contaminations à grandes échelles le gouvernement allemand semble minimiser les impacts prétextant que le nuage n’aurait pas traversé le Rhin….
Et si c’était vrai…
Greenpeace sera présent au poste frontière de Breisach – Volgelsheim
le 7mars de 15h00 à 16h00.
Tous les véhicules sortant de la zone la plus touchée seront filtrés et
partiellement décontaminés par une équipe spécialisée. Les occupants
des véhicules entrant en Alsace se verront quant à eux proposés une
pilule d’iode.
Si ces actions symboliques se déroulent à proximité de la plus vieille
centrale nucléaire de France, c’est pour rappeler que le nucléaire ne
représente pas une solution d’avenir. Les failles de Fessenheim ne sont
que l’illustration des failles de tout un système dont personne ne
maîtrise l’impact à court, moyen et long terme.
Face aux enjeux majeurs qui s’ouvrent à nous, il est temps d’envisager
un avenir énergétique plus efficace et plus sûr pour lutter contre les
changements climatiques.
La nouvelle pilule nucléaire que l’état français veut nous faire avaler
avec l’EPR a un goût amer de déjà vu, avec son cortège de risques et
d’incertitudes.
Greenpeace et les organisations et associations opposées au réacteur
nucléaire EPR à Flamanville (Manche) appellent à manifester dans cinq
villes de France le 17 mars qui auront lieu le samedi 17 mars à 14H00,
simultanément à Lille, Lyon, Rennes, Strasbourg et Toulouse.
« Non à l'EPR, oui aux alternatives au nucléaire » sera le mot d'ordre
des défilés à l'appel des organisations regroupées dans un
collectif stop EPR :
www.stop-epr.org
Dénonçant une "précipitation du lobby nucléaire" à construire l'EPR,
elles appellent les candidats à l'élection présidentielle à "s'engager
dès maintenant à abandonner le projet EPR".
L'édification de la nouvelle centrale - pour un coût minimum de 3,3
milliards d'euros - doit débuter en décembre 2007, mais le décret
d'autorisation de création de l'installation "n'est pas encore signé",
font valoir les écologistes.
Greenpeace a publié fin février une étude de John Large, expert
britannique de renommée internationale sur les questions de sécurité
nucléaire sur le risque nucléaire que représente l'EPR prévu à
Flamanville en Normandie. Sa conclusion est sans équivoque : le futur
réacteur EPR sera le plus dangereux au monde tant il va concentrer de
radioactivité".