Actualité - 16 novembre, 2005
La répression se poursuit contre les défenseurs de la biodiversité, les défenseurs des droits du paysan et du consommateur, les défenseurs de notre santé et de notre environnement ! <br>La justice a fait le choix de s'arrêter au "fait divers" plutôt que prendre en compte les motivations profondes qui ont amené 450 citoyens à arracher chacun un épis de maïs transgénique.
Ce Mardi, la cour d'appel de Toulouse a condamné José Bové à 4 mois de prison ferme, les élus verts Gérard Onesta et Noël Mamère à 3 mois de prison avec sursis, les conseillers municipaux toulousain François Simon et Pierre Labeyrie, le conseiller régional d'Aquitaine Michel Daverat, l'ancien secrétaire national des Verts Gilles Lemaire ainsi que Jean-Baptiste Libouban, membre de la Communauté de l’arche et animateur du collectif des faucheurs volontaires, à 2 mois avec sursis. Les poursuites contre Jean Gravas, retraité et ancien résistant ont été abandonnées par manque de preuves même si lui revendique son geste.
Après avoir reconnu puis refusé le droit à 222 comparants volontaires de passer devant la justice pour une action symbolique collective, le tribunal de Toulouse a finalement décidé de condamner 8 citoyens d'une façon totalement disproportionnée. Il est clair que ce jugement a pour objectif d'intimider toute personne soucieuse de montrer sont opposition à une pollution génétique irréversible et incontrôlable.
Une nouvelle fois, ce verdict montre que la France préfère protéger les intérêts de quelques multinationales responsables de contamination génétique plutôt que de suivre une population en grande majorité hostile aux OGM.
Nous sommes plus que jamais solidaires de faucheurs volontaires condamnés pour s'être opposés aux pollueurs.