Page - 19 juin, 2006
L’aquaculture, qui s’étend rapidement, produit actuellement 30 pour cent des protéines de poissons consommées dans le monde.
Ce mode de production pose deux
types de problèmes distincts :
· Élever des poissons ce
n'est jamais que pêcher certains poissons pour en produire d'autres
en batterie ; il faut ainsi 5 kg de poissons sauvage pour
« fabriquer » 1 kg de bar ou daurades (les deux espèces d'élevage
les plus consommées sur les marchés européens) et 20 kg de poisson
fourrage pour produire 1 kg de chair grasse de thon rouge destiné
au marché japonais.
· Les élevages produisent des
quantités énormes de déchets organiques (déchets alimentaires et
fientes de poissons) qui constituent des facteurs de contamination
pour les premiers et d'eutrophisation pour les seconds. En outre,
la décomposition de ces déchets consomme de très grandes quantités
d'oxygène, ce qui provoque localement un appauvrissement du
milieu.
Les zones côtières méditerranéennes sont déjà surexposées à
l'influence humaine, les zones intactes étant de plus en plus
difficiles à trouver. Le secteur de l'aquaculture s'ajoute à cette
pression. L'installation d'élevages de poissons à proximité
d'importants habitats tels que les herbiers sous-marins est
particulièrement inquiétante.