Remonter :
Parallèlement à son activité d’enseignement et de recherche, il anime sur son temps personnel de nombreuses conférences à destination du grand public sur le thème des OGM. Ses conférences didactiques, dont l’une a notamment servi de document de travail à l’intergroupe OGM du Grenelle de l’Environnement, ont permis à de nombreux citoyens d’avoir accès à une connaissance de la réalité des OGM et ont contribué à la prise de conscience raisonnée des risques qu’ils portent. Il est souvent intervenu en tant que témoin dans les procès de faucheurs volontaires.
Christian Vélot fait partie de ces lanceurs d’alerte qui oeuvrent pour faire valoir la réalité de certains risques et engager des débats démocratiques, là où l’obscurité et l’opacité sont de règle.
Cet engagement lui vaut aujourd’hui, de la part de la direction de son Institut, de nombreuses pressions morales et matérielles, depuis l’accusation infondée d’impliquer son institution dans ses prises de position publiques, la confiscation de la totalité de ses reliquats de crédits pour 2008 et 2009, la privation d’un étudiant stagiaire, jusqu’à l’annonce de l’exclusion arbitraire de son équipe de l’Institut à partir de fin 2009. De plus, Christian Vélot et son équipe ont fait l’objet pendant plus d’un an d’un harcèlement pour qu’ils quittent leurs locaux (allant jusqu’à la menace d’un déménagement manu militari) au prétexte de la mise en place d’un prétendu pôle de biotechnologie qui s’est avéré être un projet fantôme pas même budgétisé.
La première partie de la manifestation de soutien s'est déroulée la matinée à l'université Paris Sud à Orsay. Des personnes de toute la France (de la
Bretagne, du Sud...) sont venues à cette occasion pour former une
manifestation d'environ 300 personnes à l'entrée de l'université. Une
fois le regroupement passé, nous nous sommes dirigés vers le bâtiment où
se trouvent la directrice et son directeur adjoint (qui va devenir
directeur d'ici quelques mois). A notre grande suprise, aucune de ces
deux personnes n'était présente pour nous accueillir, les deux étant
parties à une réunion du CNRS. Il faut savoir que cela fait des mois que
Christian Vélot essaie d'avoir un rendez-vous avez eux mais sans
succès. La manifestation du jour était aussi une façon de mettre ces
personnes devant leurs responsabilités afin de faire évoluer la
situation dans laquelle ils ont mis Christian Vélot (qui risque donc
d'être mis au placard avant la fin de ses recherches).
Nous avons donc passé une bonne partie du temps devant le bâtiment
lançant des slogans de soutien et demandant à ce qu'une délégation soit
quand même reçue par des personnes de l'université. Cela fut finalement
le cas et plusieurs personnes dont Annie Poursinoff, Gilles Lemaire,
José Bové et Arnaud Apoteker ont été reçu par le doyen ainsi que
d'autres membres de l'université. Une longue discussion s'est alors
engagée qui au final a surtout été une nouvelle exposition des faits
qui ont amené à la situation de Christian Vélot sans qu'aucune promesse
ne soit faite.
La manifestation s'est alors déplacée pour la seconde partie devant le ministère de la recherche de Valérie Pécresse...