Skip navigation.
Greenpeace Chevreuse

Greenpeace demande à la ville de RAMBOUILLET de s'engager dans la protection des forêts primaires

Samedi 17 juillet 2004 au matin, Greenpeace a interpellé le Maire de Rambouillet, Jean-Frédéric Poisson, pour qu il s engage pour la protection des forêts primaires.   

Parti de la place Félix Faure à 10h30 où le marché battait son plein, un groupe de près d une vingtaine de militants de Greenpeace annonce tout de suite le message en déployant une bannière : "RAMBOUILLET, STOP AU MASSACRE DES FORÊTS ANCIENNES !".
Le groupe prend la direction de l'Hôtel de Ville en empruntant la rue du Général De Gaulle, le message est expliqué à l aide d un mégaphone, des militants distribuent des tracts, un arbre est tronçonné symboliquement tous les cent mètres au son de la Marseillaise jouée par des tronçonneuses.
Arrivé à l'Hôtel de Ville, Greenpeace demande à être reçu par la municipalité.

Quel rapport entre Rambouillet et les forêts primaires ? Pourquoi manifester ainsi ?
Pour Greenpeace, la gestion des forêts primaires - qui recèlent 80% de la biodiversité terrestre de la planète - est trop souvent un exemple caricatural de développement non durable : pillage d'un patrimoine mondial au rythme d un terrain de football toutes les 2 secondes, sans souci du renouvellement du stock. En tant que premier importateur européen de bois tropicaux de forêts anciennes et deuxième mondial de produits ligneux d'Amazonie, la France a une forte responsabilité dans la disparition de ce capital biologique ; sur ces importations, 25% de ces bois sont consommés par l état français (administrations, collectivités et établissements publiques..).

Sous la pression de Greenpeace et d'autres associations, une démarche volontariste d'assainissement des marchés publics est en cours : une cinquantaine de villes françaises parmi les plus importantes, 5 conseils régionaux et 4 conseils généraux ont à ce jour adopté des résolutions formelles en faveur de la protection des forêts anciennes.
Rambouillet, ville symbole par sa forêt, figurait naturellement sur la liste de Greenpeace.

Pourquoi cette action à Rambouillet ?
En février 2004, après plusieurs tentatives pour entrer en contact avec le maire adjoint chargé de l'environnement et du développement durable, Gérard Comas, rendez-vous est pris ; des informations pratiques et concrètes sont remises au maire adjoint qui déclare considérer favorablement nos demandes, il est convenu une nouvelle rencontre dans un mois. Depuis lors, Greenpeace tente en vain de reprendre contact, par appels téléphoniques et courriels : l'Hôtel de Ville reste obstinément muet.

"De fait, nous devons considérer que la ville de Rambouillet refuse de s'engager", résume Patrick Behm, responsable du groupe local Vallée de Chevreuse de Greenpeace. "Il était donc temps pour nous de passer à l'action pour obtenir de la municipalité qu elle nous entende."
"Notre demande", précise Philippe Dorléans, chargé de la campagne Forêts au sein du groupe local,"consiste à ce que soit figurée, dans les appels d'offres publics, la préférence pour les bois de proximité, ou, à défaut, les bois labellisés FSC (Forest Stewardship Council), garantissant la gestion durable de la forêt originaire du bois utilisé, comme cela se fait dans une cinquantaine de villes en France, par exemple à Versailles." Les porte-paroles de Greenpeace ont été reçus par Jean-Frédéric Poisson, le tout nouveau maire de Rambouillet. Un courrier résumant les demandes de Greenpeace lui a été remis. Se déclarant "sensible" au problème des forêts primaires, il a pris l'engagement de relancer le dossier en interne et de donner une réponse claire au plus tard à la mi-septembre.

Dernières actualités:

Pas d'actualités pour le moment