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Deux projets autour de Vert-le-grand mobilisent fortement notre vigilance :

la construction d'un nouveau four d'incinération de 14 tonnes/an ;

la création d'une nouvelle décharge de 220 000 tonnes/an.



Ces projets rencontrent une forte opposition des citoyens et d'élus. On arrive aujourd'hui à une situation très tendue autour de ces problèmes. Pour bien comprendre la situation à laquelle on arrive aujourdhui, il est utile de donner d'abord quelques données techniques et historiques.



photo du chantier, prise en septembre 2004, donc avant autorisation préfectorale, faisant fi des résultats de l'enquête d'utilité publique...

Dernières infos

février 2005 : à l'initiative de plusieurs municipalités et associations locales (émanant du CLISSE) : dépôt d'une requête sur le fond et en référé au Tribunal Administratif de Versailles pour attaquer l'arrêté préfectoral du 15 décembre 2004. Par ailleurs, un audit financier, comptable, juridique et technique du groupe SEMARDEL est demandé. Après une conférence de presse prévue pour la mi-mars, une pétition nationale: L'APPEL DE VERT-LE-GRAND sur la problématique des déchets et leur gestion désastreuse doit être lancée. Parmi les premiers signataires figurent Jean-Marie Pelt, Philippe Desbrosses, André Picot et Yannick Vicaire de Greenpeace.



15 décembre 2004 : arrêté préfectoral autorisant la société CEL (filiale du groupe SEMARDEL) à exploiter un CSDU (Centre de Stockage de Déchets Ultimes) de 220 000 tonnes/an pendant 10 ans au lieu dit "le Cimetière aux Chevaux" sur le territoire de la commune de Vert-le-Grand.



voir l'article de presse Le Parisien du 16 décembre 2004

18 novembre 2004 : le Comité Départemental d'Hygiène adonné un avis favorable pour une décharge de 220 000 tonnes/an (soit 60 000 tonnes de moins que prévues)



17 novembre 2004 : manifestation devant la préfecture d'Evry, le préfet refuse de rencontrer la délégation.



voir la page sur cette manifestation

6 novembre 2004 : manifestation sur le site de la future décharge à Vert-le-Grand. Lors d'une réunion publique qui a rassemblé plus de deux cents personnes à Vert-le-Grand, le maire de la commune a menacé d'attaquer en justice les entreprises qui ont commencé les travaux de la décharge sans attendre l'autorisation préfectorale.







Quelques données

Le CITD de Vert-le-Grand couvre 127 communes de l'Essonne (agglomération d'Evry, Corbeil, Etampes...) soit 700 000 habitants. Il comporte :

2 fours d'incinération de chacun 14 tonnes/heure, soit environ 220000 tonnes par an,

un centre de tri de 30 000 tonnes par an,

une plate-forme de compostage de déchets verts de 80 000 t/an,

une station de valorisation du biogaz,

un centre de traitement des lixiviats,

une plate-forme de traitement des mâchefers de 60 000 t/an et

une décharge, toujours en exploitation, qui arrive aujourd'hui à saturation et qui doit légalement fermer cette année.

A noter que cette décharge, dite du Grand Braiseux, est aujourd'hui cause d'une pollution avérée (dont l'ampleur reste à déterminer) de la nappe phréatique !



voir l'article du 21 octobre 2004 sur les dangers sanitaires

ADSL haut-débit seulement : voir l'article du Parisien du 23/07/04

Rappel historique de 1994 à mi-2004

1994-1996: sur fond d'affaire politico-financières (affaire Xavier-Dugoin, voir le journal Libération du 26/02/96) le Conseil Général de l'Essonne, en s'appuyant sur le PDEMA (plan départemental d'élimination des déchets ménagers et assimilés) autorise la construction du CITD avec 3 fours d'incinération.

1996: révision du POS, défrichement d'un espace boisé pour extension provisoire de la décharge.

1998 : mise en service du premier four d'incinération.

1999 : mise en service du second four et achèvement du KIT.



Le projet d'un troisième four n'est pas nouvelle, mais jusqu'à présent, l'intervention et la pression d' associations locales (notamment Essonne Nature Environnement) a pu, jusqu'ici, retarder le projet.

Aujourd'hui encore, il reste avéré que cette usine d'incinération continue d'être un gouffre financier (cf "Le Parisien du 15/04/2002) .

En juin 2004, une enquête publique a été ouverte concernant un gigantesque projet d'extension portant sur

la création d'une nouvelle décharge de 280 000 tonnes/an (cf "le Parisien " du 02/06/2004) soit 150 000 tonnes de déchets industriels(DIB) et 130 000 tonnes de déchets ménagers ;

la construction d'un troisième four d'incinération de 14 tonnes/heure..



Cette enquête rencontre une vive opposition des associations locales de défense de l'environnement et de nombreux maires des villages voisins qui expriment clairement leur refus du projet. En parallèle, une pétition recueille plusieurs milliers de signatures dont nombre d'élus locaux.

ADSL haut-débit seulement : voir l'articledu Parisien du 2/6/04

L'impact de ce projet sur l'environnement local est en effet ahurissant :

le nombre de mouvements de camions générés chaque jour autour du site passerait de 480 à plus de 900 ! Et dans 10 ans, une butte de 2 millions de mètres cubes aura poussé à Vert-le-Grand...

Par ailleurs ce projet s'inscrit en contradiction flagrante avec les orientations officielles de la politique environnementale (suppression complètes des décharges, développement du recyclage et des collectes sélectives) qui sont sensées aller vers une réduction croissante de la production de déchets et par conséquent de l'activité de tels usines d'incinération...



Le 5 juillet 2004 un collectif est crée : le CLISSE (Comité de Lutte et d'Information et de Surveillance dela Santé et de l'Environnement) qui a pour objectif la surveillance du centre de traitement des déchets de Vert-le-Grand. Ce collectif regroupe une dizaine d'associations locales dont le groupe local de Greenpeace Vallée de Chevreuse. Ce collectif est fermement décidé, le cas échéant à organiser des actions locales de protestation sur le site de Vert-le-Grand.

voir le communiqué de presse du CLISSE

La mobilisation a encore crue depuis, et le dossier est entre les mains du préfet qui doit donner sa réponse définitive avant la fin 2005.



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