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Le convoi se dirige vers Chambéry

Le convoi se dirige vers Chambéry

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Chambéry — Un nouveau convoi de 4 wagons de déchets radioactifs italiens est passé par la gare de Chambéry. C'est le 13ème convoi de déchets nucléaires depuis décembre 2007. Même horaire qu'en juin, 13h30 au lieu de 9h40. Comme d'habitude, aucune information ni consigne de sécurité n'a été donnée à la population par les autorités.

HISTORIQUE des convois depuis décembre 2007 :

Lundi 29 juin 2009, passage du 12ème convoi.

L'évènement a été annoncé dans la presse et couvert également par les chaines de télévision régionale et locale.

Voir le JT 19-20 de France3 Alpes (minute 2.54):  http://jt.france3.fr/regions/popup.php?id=c38a_1920&video_number=0

 

Depuis décembre 2007, tous les mois ou deux mois environ, des convois de déchets nucléaires quittent l'Italie pour rejoindre l'usine de retraitement de La Hague dans la Manche.
Les trains, contenant deux ou quatre containers (7 tonnes de combustible usé par container) empruntent les lignes normales du chemin de fer et transitent par la gare de Chambéry, sans qu'aucune information ne soit donnée à la population.

 

Lundi 25 mai 2009, le 11ème convoi de 4 containers était passé. 

Lundi 20 avril 2009, le 10ème convoi de 4 containers était passé. 

Lundi 23 février 2009, le 9ème convoi de 4 containers était passé.

Lundi 1er décembre 2008, le huitième convoi de 4 containers était passé. Voir cette vidéo sur le site de Chiche !

http://www.dailymotion.com/video/x74itu_des-dechets-radioactifs-arrivent-ce_news

Lundi 20 octobre 2008, le septième convoi de 4 containers était passé. Les militants de l'antenne Greenpeace de Chambéry et de Sortir du nucléaire 73 ont manifesté devant la gare.

Lundi 8 septembre 2008, le sixième convoi de 4 containers était passé.

Lundi 30 juin 2008, le cinquième convoi de 4 containers était passé. Les militants de Sortir du nucléaire 73 et de l'antenne de Greenpeace de Chambéry ont manifesté devant la gare et ont informé les usagers qui se demandaient ce qui se passait, en voyant la gare envahie par les forces de l'ordre.

Lundi 26 mai 2008, le quatrième convoi de 4 containers était passé. 

Lundi 7 avril 2008, le troisième convoi de 4 containers de déchets était passé.

Lundi 25 février 2008, le deuxième convoi chargé de 2 containers de déchets nucléaires italiens passait à Chambéry à 9h40. 

Lundi 17 décembre 2007, à 9h45, le premier convoi de cette série de transports, avec 7 tonnes de déchets à bord, soit 2 containers, est passé dans la gare de Chambéry. Il était accompagné d'un hélicoptère.

Les militants de l'antenne de Chambéry ont manifesté et distribué des tracts avec les membres du collectif Sortir du nucléaire 73, le 16 et le 17 décembre en ville et à la gare.


 

«L’industrie nucléaire pour survivre est, aujourd’hui, prête à tout, même à vendre sa technologie aux régimes dictatoriaux de la planète. Elle n’hésite pas non plus à transformer la France en véritable poubelle du nucléaire. Après les japonais, allemands, espagnols, belges, hollandais, australien, suisse, voilà qu’elle va faire semblant de gérer  les 235 tonnes de déchets nucléaires italiens en échange de la participation à hauteur de 12,5 % d’Enel, l’électricien italien, au financement de l’EPR. » explique Yannick Rousselet, chargé de campagne énergie à Greenpeace.  

 

Rappel des faits :

Après l’accident de Tchernobyl, l’Italie décide l’abandon de l’énergie nucléaire par référendum en 1987 et se retrouve avec le lourd héritage des déchets nucléaires à gérer. Face à l’opposition, par référendum, de la population aux projets de site de stockage de ces déchets radioactifs, le Gouvernement italien décide de les exporter à l’étranger et plus exactement en France. 

Le 9 mai 2007, Anne Lauvergeon, Présidente du Directoire d'AREVA, et Massimo Romano, Administrateur Délégué de SOGIN (Société de gestion des installations nucléaires italiennes) signe un contrat de plus de 250 millions d'Euros, portant sur le traitement des 235 tonnes de combustibles nucléaires irradiés. L’Italie ne disposant d’aucune perspective d’utilisation de l’uranium ou du plutonium issus du retraitement, que vont devenir les centaines de tonnes de déchets produites par ces opérations à La Hague ?  

Parallèlement à la signature de ce contrat de traitement, Enel, l’électricien italien producteur des déchets nucléaires,  annonce sa participation à hauteur de 12,5% dans la centrale EPR de Flamanville-3, selon les termes d'un accord signé, vendredi 30 novembre, à l'occasion du sommet franco-italien de Nice. EDF précise que son concurrent italien bénéficiera donc d'un accès à l’électricité produite proportionnellement à son investissement. 

« L’Italie a décidé démocratiquement de ne plus avoir recours au nucléaire mais l’industrie n’en tient pas compte et investit dans cette énergie à l’étranger. C’est un déni de démocratie malheureusement très fréquent dès qu’il s’agit du nucléaire. Il n’y a qu’a se rappeler le non-débat sur l’EPR en France, où l’industrie c’est retranchée derrière le secret défense ou industriel pour répondre aux questions légitimes des citoyens pour s’en convaincre. Le nucléaire ne pourrait survivre à un fonctionnement démocratique ou à l’obligation d’une vraie transparence.» ajoute le représentant de Greenpeace.  

 

L’énergie nucléaire ne représente que de 2,5 à 3% de la production mondiale d’énergie.

Même en développant tous les moyens économiques et industriel à notre disposition, on pourrait selon les différents scénarios de l’industrie au grand maximum doubler la production nucléaire actuelle en 2030 (5 à 6% de l’énergie mondiale) ou de manière plus réaliste selon l’AIEA remplacer la production actuelle. On constate que cette énergie très proliférante, dangereuse  et coûteuse ne répondra jamais aux enjeux énergétique et encore moins au défi des changements climatiques. Seule une politique ambitieuse d’efficacité énergétique et de développement des énergies renouvelable ont un sens et peuvent sauver la situation catastrophique qui nous attends dans un avenir très proche.