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Manifestation au moment du passage du convoi nucléaire italien

Manifestation au moment du passage du convoi nucléaire italien

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Chambéry — Un nouveau convoi de 4 containers de déchets radioactifs italiens est passé à 9h41 par la gare de Chambéry. C'est le cinquième convoi de déchets nucléaires depuis décembre 2007. L'antenne Greenpeace de Chambéry et Sortir du Nucléaire 73 ont manifesté devant la gare et ont informé la population qui se demandait ce qui se passait en voyant la gare investie par les forces de l'ordre.

Lundi 26 mai, le quatrième convoi de 4 containers était passé. 

Lundi 7 avril, le troisième convoi de 4 containers de déchets était passé.

Lundi 25 février, le deuxième convoi chargé de 2 containers de déchets nucléaires italiens passait à Chambéry à 9h40. 

Lundi 17 décembre, à 9h45, le premier convoi de cette série de transports, avec 7 tonnes de déchets à bord, soit 2 containers, est passé dans la gare de Chambéry. Il était accompagné d'un hélicoptère.

Les militants de l'antenne de Chambéry ont manifesté et distribué des tracts avec les membres du collectif Sortir du nucléaire 73, le 16 et le 17 décembre en ville et à la gare.


 

«L’industrie nucléaire pour survivre est, aujourd’hui, prête à tout, même à vendre sa technologie aux régimes dictatoriaux de la planète. Elle n’hésite pas non plus à transformer la France en véritable poubelle du nucléaire. Après les japonais, allemands, espagnols, belges, hollandais, australien, suisse, voilà qu’elle va faire semblant de gérer  les 235 tonnes de déchets nucléaires italiens en échange de la participation à hauteur de 12,5 % d’Enel, l’électricien italien, au financement de l’EPR. » explique Yannick Rousselet, chargé de campagne énergie à Greenpeace.  

 

Rappel des faits :

Après l’accident de Tchernobyl, l’Italie décide l’abandon de l’énergie nucléaire par référendum en 1987 et se retrouve avec le lourd héritage des déchets nucléaires à gérer. Face à l’opposition, par référendum, de la population aux projets de site de stockage de ces déchets radioactifs, le Gouvernement italien décide de les exporter à l’étranger et plus exactement en France. 

Le 9 mai 2007, Anne Lauvergeon, Présidente du Directoire d'AREVA, et Massimo Romano, Administrateur Délégué de SOGIN (Société de gestion des installations nucléaires italiennes) signe un contrat de plus de 250 millions d'Euros, portant sur le traitement des 235 tonnes de combustibles nucléaires irradiés. L’Italie ne disposant d’aucune perspective d’utilisation de l’uranium ou du plutonium issus du retraitement, que vont devenir les centaines de tonnes de déchets produites par ces opérations à La Hague ?  

Parallèlement à la signature de ce contrat de traitement, Enel, l’électricien italien producteur des déchets nucléaires,  annonce sa participation à hauteur de 12,5% dans la centrale EPR de Flamanville-3, selon les termes d'un accord signé, vendredi 30 novembre, à l'occasion du sommet franco-italien de Nice. EDF précise que son concurrent italien bénéficiera donc d'un accès à l’électricité produite proportionnellement à son investissement. 

« L’Italie a décidé démocratiquement de ne plus avoir recours au nucléaire mais l’industrie n’en tient pas compte et investit dans cette énergie à l’étranger. C’est un déni de démocratie malheureusement très fréquent dès qu’il s’agit du nucléaire. Il n’y a qu’a se rappeler le non-débat sur l’EPR en France, où l’industrie c’est retranchée derrière le secret défense ou industriel pour répondre aux questions légitimes des citoyens pour s’en convaincre. Le nucléaire ne pourrait survivre à un fonctionnement démocratique ou à l’obligation d’une vraie transparence.» ajoute le représentant de Greenpeace.  

 

L’énergie nucléaire ne représente que de 2,5 à 3% de la production mondiale d’énergie.

Même en développant tous les moyens économiques et industriel à notre disposition, on pourrait selon les différents scénarios de l’industrie au grand maximum doubler la production nucléaire actuelle en 2030 (5 à 6% de l’énergie mondiale) ou de manière plus réaliste selon l’AIEA remplacer la production actuelle. On constate que cette énergie très proliférante, dangereuse  et coûteuse ne répondra jamais aux enjeux énergétique et encore moins au défi des changements climatiques. Seule une politique ambitieuse d’efficacité énergétique et de développement des énergies renouvelable ont un sens et peuvent sauver la situation catastrophique qui nous attends dans un avenir très proche.