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Lundi 26 mai, le quatrième convoi de 4 containers était passé.
Lundi 7 avril, le troisième convoi de 4 containers de déchets était passé.
Lundi 25 février, le deuxième convoi chargé de 2 containers de déchets nucléaires italiens passait à Chambéry à 9h40.
Lundi 17 décembre, à 9h45, le premier convoi de cette série de transports, avec 7 tonnes de déchets à bord, soit 2 containers, est passé dans la gare de Chambéry. Il était accompagné d'un hélicoptère.
Les militants de l'antenne de Chambéry ont manifesté et distribué des tracts avec les membres du collectif Sortir du nucléaire 73, le 16 et le 17 décembre en ville et à la gare.
«L’industrie
nucléaire pour survivre est, aujourd’hui, prête à tout, même à vendre sa
technologie aux régimes dictatoriaux de la planète. Elle n’hésite pas non plus à
transformer
Rappel
des faits :
Après
l’accident de Tchernobyl, l’Italie décide l’abandon de l’énergie nucléaire par
référendum en 1987 et se retrouve avec le lourd héritage des déchets nucléaires
à gérer. Face à l’opposition, par référendum, de la population aux projets de
site de stockage de ces déchets radioactifs, le Gouvernement italien décide de
les exporter à l’étranger et plus exactement en France.
Le
9 mai 2007, Anne Lauvergeon, Présidente du Directoire
d'AREVA, et Massimo Romano, Administrateur Délégué de
SOGIN (Société de gestion des installations nucléaires italiennes) signe un
contrat de plus de 250 millions d'Euros, portant sur le traitement des 235
tonnes de combustibles nucléaires irradiés. L’Italie ne disposant d’aucune
perspective d’utilisation de l’uranium ou du plutonium issus du retraitement,
que vont devenir les centaines de tonnes de déchets produites par ces opérations
à
Parallèlement
à la signature de ce contrat de traitement, Enel,
l’électricien italien producteur des déchets nucléaires, annonce sa
participation à hauteur de 12,5% dans la centrale EPR de Flamanville-3, selon
les termes d'un accord signé, vendredi 30 novembre, à l'occasion du sommet
franco-italien de Nice. EDF précise que son concurrent italien bénéficiera donc
d'un accès à l’électricité produite proportionnellement à son
investissement.
« L’Italie
a décidé démocratiquement de ne plus avoir recours au nucléaire mais l’industrie
n’en tient pas compte et investit dans cette énergie à l’étranger. C’est un déni
de démocratie malheureusement très fréquent dès qu’il s’agit du nucléaire. Il
n’y a qu’a se rappeler le non-débat sur l’EPR en
France, où l’industrie c’est retranchée derrière le secret défense ou industriel
pour répondre aux questions légitimes des citoyens pour s’en convaincre. Le
nucléaire ne pourrait survivre à un fonctionnement démocratique ou à
l’obligation d’une vraie transparence.» ajoute le représentant de Greenpeace.
L’énergie
nucléaire ne représente que de 2,5 à 3% de la production mondiale
d’énergie.
Même
en développant tous les moyens économiques et industriel à notre disposition, on
pourrait selon les différents scénarios de l’industrie au grand maximum doubler
la production nucléaire actuelle en 2030 (5 à 6% de l’énergie mondiale) ou de
manière plus réaliste selon l’AIEA remplacer la production actuelle. On constate
que cette énergie très proliférante, dangereuse et coûteuse ne répondra jamais
aux enjeux énergétique et encore moins au défi des changements climatiques.
Seule une politique ambitieuse d’efficacité énergétique et de développement des
énergies renouvelable ont un sens et peuvent sauver la situation catastrophique
qui nous attends dans un avenir très proche.