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Rassemblement devant le siege de monsanto

Rassemblement devant le siege de monsanto

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Lyon, France — Greenpeace s'associe avec la Confédération Paysanne qui appelle les syndicats, associations et citoyens à se rassembler devant le siège de Monsanto France (Europarc du Chêne - 1, rue Jacques Monod – 69500 Bron – Est lyonnais) le vendredi 16 décembre 2005 à 15h. Seront présents et prendront la parole : - Olivier Keller, secrétaire national de la Confédération paysanne - Jean-Emile Sanchez, ancien porte-parole national de la Confédération paysanne - Guy Germain, l’un des Trois de Saint-Georges (Confédération paysanne de l’Isère) - Jean-Baptiste Libouban et Christine Thelen, faucheurs volontaires - Arnaud Apotheker, Greenpeace France

Le début d’un appel à résistance contre les sociétés de biotechnologies.
Leader mondial de la production de l’herbicide glyphosate (marque RoundUp) et de la vente de semences conventionnelles et génétiquement modifiées, la firme Monsanto Company s’est illustrée depuis 30 ans par ses nombreux méfaits : agent orange (défoliant) pendant la guerre du Vietnam, BST (hormone laitière), publicité mensongère pour le RoundUp, argumentaires mensongers pro-OGM, corruption, procès contre des paysans et des activistes.


La Confédération paysanne dénonce la volonté de Monsanto de :

-    soumettre les paysans en leur interdisant de ressemer leurs semences,

-    imposer les OGM et s’approprier le vivant par les brevets,

-    étendre la propriété intellectuelle à la biodiversité pour la piller et se l’accaparer,

-    enlever aux peuples le choix de leur alimentation et de la gestion de leurs ressources.

Tout comme l’OMC (Organisation Mondiale du Commerce) prétend que la libéralisation totale des échanges permettra une production et une répartition équitable des richesses et n’œuvre en réalité que pour la marchandisation de toutes les activités humaines, Monsanto invoque des desseins humanitaires (nutrition et santé humaines) pour imposer au monde une agriculture industrielle et étendre sa main mise sur le vivant.
En faisant bloquer les comptes bancaires de la Confédération paysanne pour recouvrer les 196 000 € de dommages et intérêts pour la neutralisation de parcelles OGM à Monbéqui (82) en 1998, Monsanto, en concertation avec les autres sociétés semencières et de biotechnologies et avec l’aide de nos gouvernants, affirme sa volonté de réduire au silence notre syndicat par la répression financière.