Le début d’un appel à résistance contre les sociétés de biotechnologies.
Leader mondial de la production de l’herbicide glyphosate (marque
RoundUp) et de la vente de semences conventionnelles et génétiquement
modifiées, la firme Monsanto Company s’est illustrée depuis 30 ans par
ses nombreux méfaits : agent orange (défoliant) pendant la guerre du
Vietnam, BST (hormone laitière), publicité mensongère pour le RoundUp,
argumentaires mensongers pro-OGM, corruption, procès contre des paysans
et des activistes.
La Confédération paysanne dénonce la volonté de Monsanto de :
- soumettre les paysans en leur interdisant de ressemer leurs semences,
- imposer les OGM et s’approprier le vivant par les brevets,
- étendre la propriété intellectuelle à la biodiversité pour la piller et se l’accaparer,
- enlever aux peuples le choix de leur alimentation et de la gestion de leurs ressources.
Tout comme l’OMC (Organisation Mondiale du Commerce) prétend que la
libéralisation totale des échanges permettra une production et une
répartition équitable des richesses et n’œuvre en réalité que pour la
marchandisation de toutes les activités humaines, Monsanto invoque des
desseins humanitaires (nutrition et santé humaines) pour imposer au
monde une agriculture industrielle et étendre sa main mise sur le
vivant.
En faisant bloquer les comptes bancaires de la Confédération paysanne
pour recouvrer les 196 000 € de dommages et intérêts pour la
neutralisation de parcelles OGM à Monbéqui (82) en 1998, Monsanto, en
concertation avec les autres sociétés semencières et de biotechnologies
et avec l’aide de nos gouvernants, affirme sa volonté de réduire au
silence notre syndicat par la répression financière.