Septembre et octobre 1971, l’équipage du Greenpeace : 10 éco-dingues, 1 capitaine, 1 chef-mécano (11 sur la photographie, Robert Keziere est derrière l’objectif).
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Montpellier, France —
Robert HUNTER – 2007 – Les Combattants de l’Arc-En-Ciel. Editions Gallmeister (Paris), 250 pages.
Quand, le 15 septembre 1971, le Phyllis Cormack, rebaptisé Greenpeace pour l’occasion, quitte les quais de Vancouver (Canada), avec un équipage de 12 hommes, le destin de cet étrange livre est déjà scellé.
« Les Combattants de l’Arc-En-Ciel », sous-titré « La première expédition de Greenpeace (Amchitka, 1971) « , sous la plume de Robert Hunter, et accompagné de photos en noir et blanc de Robert Keziere, est un ouvrage que son auteur compare à un manuscrit de la Mer Morte des temps modernes.
En effet, bien avant le départ pour Amchitka, Bob Hunter avait contacté le fameux éditeur Jack McClelland, qui lui avait promis de publier un livre avec photos suite à ce futur voyage initiatique des fondateurs de Greenpeace.
Au retour, tenant sa promesse, Hunter avait rédigé le manuscrit durant l’hiver 71/72, puis avait donné une des deux copies à son éditeur, et l’autre exemplaire au photographe Bob Keziere.
Le texte – environ 200 pages – ne fut pas retenu par McClelland, qui néammoins demanda aux deux compères de lui présenter un livre de photographies relatant l’expédition.
Bob Hunter oublia le manuscrit ..... jusqu’en 2004, lorsque la compagne de Bob Keziere retrouva la copie perdue durant 32 ans parmi les affaires du photographe.
Hunter, se sachant déjà malade et condamné à cette époque (il est mort le 02 mai 2005), a néammoins proposé le manuscrit aux éditions Arsenal Pulp Press qui l’a publié en 2004 sous le titre de « The Greenpeace to Amchitka : an Environmental Odyssey ». Depuis mars 2007, pour le plaisir des lecteurs francophones, les éditions Gallmeister (Paris) en proposent la traduction française.
« Les Combattants de l’Arc-En-Ciel » est un très bon livre pour ceux intéressés aux « premiers débuts » de Greenpeace, du temps où une petite organisation nommée « Don’t Make a Wave » avait réuni une dizaine d’éco-dingues, un capitaine et un chef-mécanicien, sur un bateau nommé Greenpeace pour l’occasion.
Cet ouvrage complète très utilement celui publié en 1983 par l’éditeur Robert Laffont (Paris), toujours sous la plume de Robert Hunter, dont le titre est simplement « Greenpeace », et qui raconte les 15 premières années (1969 – 1983) de cette formidable histoire qui a conduit au Greenpeace d’aujourd’hui.
Bonne lecture !