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Journée océans du 09 juillet 2007 sur la promenade des Anglais

Journée océans du 09 juillet 2007 sur la promenade des Anglais

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Nice, France — Pour Greenpeace, seule la création d’un réseau de réserves marines couvrant 40 % des océans peut permettre de sortir de cette crise. Choisies en fonction de critères écologiques pertinents, ces zones côtières et hauturières devront bannir toutes les armes de la pêche industrielle – chaluts de fond, palangres et filets –, ainsi que toute possibilité de dégradation des écosystèmes.
Les citoyens ont largement répondu à cette journée ensoleillée car 760 signatures ont été recueillies.
La documentation « baleines et dauphins » sous forme de jeux a fait la joie des touts petits.

A l’occasion de la Journée mondiale des océans, une dizaine de  bénévoles du groupe local Greenpeace de NICE ont tenu un stand pour informer le public sur la nécessité de mieux protéger les écosystèmes marins et ont invité les citoyens à signer la pétition du projet des  réserves marines en méditerranée.
Techniques de pêche, insuffisance et manque de respect des réglementations, mais aussi pollutions en tout genre condamnent à court ou moyen terme de nombreux écosystèmes marins.<br>
L’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) estime qu’un tiers des réserves mondiales de poissons sont surexploitées et que la moitié est déjà exploitée au maximum.
Le groupe local de Nice a organisé un stand sur la Promenade de Anglais pour informer le public des grands thèmes pour la sauvegarde des océans.
- La sauvegarde du thon rouge
Le thon rouge, espèce emblématique, est confronté en Méditerranée à une possible extinction à court terme du fait des pratiques destructrices de thoniers qui opèrent sur les zones de reproduction. Greenpeace a contribué en 2006 à mettre cette question primordiale sur le devant de la scène. L’action politique n’a pourtant pas encore suivi… La campagne de pêche actuellement en cours, notamment au large des eaux libyennes, échappe à tout contrôle et menace gravement la pérennité des stocks.
Greenpeace demande à l’Union européenne d’adopter un plan de sauvetage du thon, en commençant par entériner les décisions, si modestes soient-elles, prises à Dubrovnik en novembre 2006 : taille minimale de prise à 30 kilos, total autorisé des captures (TAC) à 29 500 tonnes, fermeture de la pêcherie au 30 juin, interdiction des avions de repérage et présence d’inspecteurs à bord des navires. Dans ce contexte, Greenpeace demande au gouvernement français de ne pas faire obstruction à la volonté de l’Union Européenne, comme il l’a fait lors
des précédents conseils des ministres des pêches en avril et mai.
- La création d’un vaste réseau de réserves marines
Pour Greenpeace, le nécessaire encadrement des pêcheries ne suffira pas. Seule la création d’un vaste réseau de réserves marines couvrant 40% des océans peut permettre de régénérer les écosystèmes et reconstituer les populations marines. Choisies en fonction de critères écologiques pertinents, ces zones côtières et hauturières doivent bannir toutes les armes de la pêche industrielle –chaluts de fond, palangres et filets -, ainsi que toute possibilité de dégradation. Véritables nurseries, les zones protégées jouent un rôle de régénération important. Les quelques exemples existants montrent par ailleurs qu’elles bénéficient directement aux pêcheurs et à la conservation des espèces. Début 2007, plus de 300 scientifiques européens ont signé un appel à la création de zones marines protégées.
En France, alors que 10% de la superficie terrestre est sous protection, seul 1% de celles des mers l’est… Comment justifier ce déséquilibre ? Pour Greenpeace, la France se doit d’avoir un rôle précurseur dans les instances européennes et internationales pour pousser à la création de réserves côtières et hauturières.
- La sensibilisation des consommateurs et des acteurs de la grande distribution
Alors que la vente des produits de la mer augmente tous les ans, 70 % de la consommation se concentre sur 9 espèces, alors que 120 sont théoriquement disponibles en criée. Greenpeace a pour objectif d’informer les consommateurs sur la nécessaire diversification des espèces consommées et sur les risques issus de la consommation de certains poissons pendant leur période de reproduction. En parallèle, Greenpeace travaille sur ces mêmes problèmes avec les acteurs de la grande distribution, qui constituent 75% du marché.