Paris, France —
Le 5 juin 2007, journée mondiale de l’Environnement des Nations Unies, une vingtaine de militants de Greenpeace et des Amis de la Terre se sont joints pour informer les employés de BNP-Paribas sur un projet que leur banque s’apprête à financer: la centrale nucléaire de Belene, en
Bulgarie.
Ce projet est extrêmement dangereux à plus d’un titre: la centrale est située dans une zone sismique (120 personnes sont mortes en 1977 dans un tremblement de terre à 14 km du site) et l’Etude d’Impact Environnemental, fortement manipulée, ne tient pas compte de ce risque (elle est actuellement en justice pour ses failles); par ailleurs, le type de réacteur choisi est un prototype russe jamais expérimenté, dont le manque de fiabilité et de sécurité fait qu’il ne serait pas autorisé à fonctionner en France!
Les militants écologistes ont donc distribué un tract à l’entrée de plusieurs bâtiments de BNP-Paribas dans le quartier de l’Opéra à Paris (où la banque a installé son siège et ses principaux organes de décision) afin d’attirer l’attention d’un grand nombre d’employés sur l’inconséquence de leurs dirigeants et de susciter un débat interne.
Dans le même temps, pour «enfoncer le clou», d’autres militants anti-nucléaire distribuaient le tract dans des agences BNP-Paribas de toute la France, et le même type d’action était mené au niveau européen dans 14 pays ainsi qu’en Afrique du Sud! Espérons que cette action aura ouvert les yeux des dirigeants de la banque; pour notre part, en tout cas, nous ne relâcherons la pression que lorsqu’ils auront renoncé à financer ce projet dangereux et inutile…
— Sylvain Tardy