Le collectif est satisfait de l’annonce faite par le gouvernement la veille d’activer la clause de sauvegarde qui suspendrait la culture du maïs Mon 810.
Mais la vigilance reste de mise. L'objectif, c'est le projet de loi qui va être débattu au Sénat à partir du 5 février, puis à l'Assemblée nationale après les élections municipales.
C’est pourquoi, les membres du collectif ont fait signer des courriers qui seront adressés aux députés et sénateurs afin qu’ils votent une loi qui protège l’agriculture et les consommateurs.
Plusieurs prises de paroles ont ponctués l’après-midi. Le président de la FNAB rappelait les enjeux pour l’agriculture biologique. Une militante de Greenpeace entonne une chanson émouvante de sa composition.
Les apiculteurs, en colère, dénoncent l’autorisation accordée cette semaine par
le ministère de l'agriculture d’utiliser pour le maïs, un insecticide encore plus puissant que le Gaucho. Pourtant ce produit , le Cruiser, a provoqué la mort de nombreuses abeilles en Italie.
« On est face à une hypocrisie fantastique. Le gouvernement se moque du monde ! » affirmaient les apiculteurs
Les gens ne veulent plus se quitter. Un Brestois propose de faire un bout de chemin ensemble, rue de Siam, pour un défilé. « Nous avons vécu une semaine fantastique. La haute autorité sur les OGM a reconnu que le MON810 pouvait contaminer des champs situés à des dizaines de kilomètres, tout en démontrant la nullité de son intérêt économique. Mais nous avons gagné un seul combat. Derrière, il y a quantité d'autres OGM en cours d'expérimentation. D'autres batailles sont à mener ».
Brest ne manquera pas de troupes motivées.
Vous aussi, vous pouvez agir :
http://blog.greenpeace.fr/ogm/projet-de-loi-ogm-mobilisation-generale