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Une quarantaine de militants place de la Victoire et devant la 
permanence du député Antoine Herth à Sélestat : "Monsieur le député, 
nous comptons sur vous"

Une quarantaine de militants place de la Victoire et devant la permanence du député Antoine Herth à Sélestat : "Monsieur le député, nous comptons sur vous"

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Sélestat, France — Une quarantaine de militants d'associations contre les OGM se sont réunis autour d'une action organisée par le groupe local de Greenpeace, le samedi 12 janvier, sur la place de la Victoire, sur les 2 marchés et devant la permanence du député Antoine Herth à Sélestat (Bas-Rhin). L'action se présentant sous forme "d'anagrammes vivants", visait à interpeller le député, en l'invitant à se prononcer clairement sur les OGM.

Le public, particulièrement réceptif, a soutenu les propositions de Greenpeace en signant les courriers qui seront transmis à Monsieur le Député.

Un texte a été lu lors de "la mise en anagramme" des messages : Liberté de produire et consommer sans OGM  et Monsieur le député, nous comptons sur vous.

"Si nous sommes réunis en ce jour, c’est pour interpeller notre député Antoine Herth face au risque de  disparition programmée de l’agriculture biologique et de l’agriculture conventionnelle. En effet, c’est plus de 11.000 ans d’histoire de l’agriculture qui sont condamnés à disparaître si le projet de loi sur les Organismes Génétiquement Modifiés passe en l’état devant le Sénat le 5 février.   
 
Le projet d’avis de la Haute autorité provisoire sur le maïs OGM MON 810 démontre clairement que la coexistence entre culture OGM et culture biologique ou conventionnelle est impossible sans contamination.

Accepter la culture des OGMs, c’est éradiquer toutes les autres cultures, cette décision est irréversible. 
Car non, le vent ne choisit pas de pousser le pollen issu de plantes génétiquement modifiées de manière sélective.
Car non, les insectes pollinisateurs n’établissent pas une carte distinguant les champs OGMs de ceux qui ne le sont pas.
C’est le pollen génétiquement modifié qui va contaminer peu à peu toutes nos terres, comme c’est déjà le cas au Canada ou en Espagne, nous obligeant à consommer et à accepter un mode de production dont personne ne mesure les interactions sur les écosystèmes et sur la santé à moyen terme.

Accepter la culture des OGM, c’est obliger les êtres vivants à consommer selon les normes de production de Monsanto, DuPont-Pioneer, Syngenta, Dow, ou Bayer.

Accepter la culture des OGM, c’est contraindre les paysans à vivre aux dépens de ces entreprises multinationales qui ont déposé des brevets sur leur semences.

Notre jeune député, Mr Antoine Herth, secrétaire national en charge de l’agriculture à l’UMP et rapporteur envisagé du projet de loi sur les OGM à l’Assemblée National au printemps prochain, représente l’espoir des 86% de français qui s’opposent clairement aux OGM dans l’agriculture et donc dans leurs assiettes. 

En effet, Monsieur Herth, en tant qu’agriculteur, mesure très bien, nous l’espérons, le danger que représente la dissémination des pollens OGM sur les autres cultures et plantes.  Accepter cette loi en l’état serait accepter une contamination irréversible.

Cette contamination s’étendrait au gré du vent, des pollinisateurs, imposant les diktats d’un système que nul ne pourra plus faire reculer. L’agriculture biologique ne sera plus, les marchés ne pourront plus nous garantir le choix et la diversité. Les semenciers auront choisi pour nous et les générations futures.

Ce serait la mort programmée de notre agriculture.
Ce serait prendre toute une nation en otage en imposant un type d’agriculture qui ne cesse d’ores et déjà de démontrer ses limites et ses incertitudes.
Ce serait nier la  liberté et le droit pour chaque citoyen et électeur, de consommer et de produire sans OGM.

Aussi, nous  en appelons à notre député Antoine Herth, afin qu’il clarifie ses positions face aux incertitudes soulevées par la Haute Autorité Provisoire sur les OGM et notamment face à cette reconnaissance d’une impossible coexistence des cultures OGM et de celles qui ne le sont pas.

Nous comptons sur lui pour représenter la voix des 86% de français qui ne veulent pas des OGM. "