Le 3 Décembre 2004,
le groupe local de Greenpeace participait à la Journée de Solidarité
Internationale avec les victimes de Bhopal au côté notamment de Plus
Jamais Ca Ni Ici Ni Ailleurs et des Amis de la Terre.
Des
manifestations avaient lieu dans de nombreuses villes de la planète. A
Grenoble, Greenpeace s'associe aux associations locales pour dénoncer
la délocalisation suite à l'explosion d'AZF de l'activité Phosgène de
Toulouse à Grenoble.
Symboliquement, c'est le rond point du 21 Septembre 2001 qui a été choisi. En effet, même si le bilan de la catastrophe d'AZF
est sans commune mesure avec celui de Bhopal, la notion de "risque
industriel" à une saveur particulièrement amère pour les Toulousains.
Une structure montée pour l'occasion en lieu et place du monument du 21
Septembre 2001 qui a été accidentellement détruit par un véhicule
reprenait trois messages forts :
"Plus Jamais Ca Ni Ici Ni Ailleurs",
"Seveso - Bhopal - AZF - A qui le tour ?",
"Justice for Bhopal"
De
15h à 18h, nous étions postés au rond point pour informer les
automobilistes et les passants sur la situation à Bhopal. Pour appuyer
notre démarche, une exposition photo était installée tout autour du
carrefour et une vidéo diffusée dans l'abribus.
Notre pétition
demandant que Justice soit faite à Bhopal et que le site soit dépollué
a été très favorablement accueillie. A Toulouse, les séquelles d'AZF
sont encore présentes et tous se sentent solidaires des Bhopalis.
Continuons
à nous mobiliser pour demander que justice soit faite sur ce dossier et
dire stop à l'impunité industrielle ! Nous ne pouvons oublier AZF,
n'oublions pas Bhopal !
Greenpeace et les organisations locales de survivants veulent que :
- Dow assure que le site de son usine toxique soit assaini à ses frais;
- Dow assure la réhabilitation médicale et le traitement médical à long terme des survivants du nuage de gaz toxique;
- Dow assure la réhabilitation économique des personnes affectées par les gaz et de leurs familles;
- Les cadres de l'usine d'Union Carbide soient traduits en justice;
- Qu'une
législation internationale soit établie qui fixe la responsabilité
pénale et financière des entreprises responsables de catastrophes
industrielles et de pollutions toxiques chroniques.
Tout cela pour que cette catastrophe ne se reproduise ni là-bas, ni ailleurs.
Pour joindre le Collectif Plus Jamais Ça ni ici ni ailleurs, Croix de Pierre: pjcnina.cdp@wanadoo.fr