Remonter :
Toulouse - 05/03/2007 : Les militants de Greenpeace demandent à François Bayrou qu'il confirme le moratoire sur les OGM.
AgrandirGreenpeace se félicite de la récente prise de position du candidat à la présidentielle François Bayrou qui s'engagerait en faveur d'un moratoire sur les organisme génétiquement modifiés (OGM). François Bayrou prouve ainsi qu'il écoute les Français, qui réclame à 86% une interdiction des OGM.
Jusqu'à présent, François Bayrou s'en tenait à proposer "un vrai débat sur les OGM arbitré démocratiquement" et "une conférence scientifique générale, sous l'égide de l'Académie des sciences et sous le contrôle du Parelement". Plus généralement, dans ses "propositions pour l'agriculture", le candidat de l'UDF prône "la transparence et la démocratie" et appelle de ses voeux "un changement de cap" en matière d'agriculture, pour "concilier production agricole, respect de l'environnement, travail paysan et produits de qualité".
Ces propositions impliquent logiquement l'instauration d'un moratoire immédiat sur toutes les cultures d'OGM en plein champ.
"CONFERENCE SCIENTIFIQUE" >> MORATOIRE !
Un véritable débat sur les OGM est effectivement une nécessité : c'est à la société dans son ensemble, et non à quelques industries semencières (Monsanto, Bayer, Pionneer, Syngenta, Limagrain) et coopératives (Euralis, Lur Berri), de décider de l'avenir de notre environnement, de notre agriculture et de notre santé. Mais comment réclamer un débat serein sans prendre au préalable un moratoire sur les cultures en milieu ouvert ? Sans stopper les OGM et contrer la stratégie de passage en force d'une poignée d'agriculteurs, ce serait préjuger du résultat du débat !
"TRANSPARENCE" >> MORATOIRE !
Le gouvernement s'apprête à passer en catimini des décrets visant à transposer en partie la directive européenne sur les OGM. Ces décrets instaureraient un registre des cultures transgéniques très flou, bafouant le droit à l'information des citoyens et des agriculteurs qui chercheraient à se protéger des OGM. Après avoir échoué à faire voter par les parlementaires un loi qui aurait légaliser la contamination génétique de notre environnement et notre alimentation, le gouvernement préfère éviter le débat démocratique pour mieux nous imposer les OGM.
Il faut un véritable changement par rapport à ces pratiques et remettre le Parlement au coeur du processus démocratique. C'est pourquoi il faut refuser ces décrets en proposant un moratoire immédiat sur les OGM.
"DEMOCRATIE" >> MORATOIRE !
Proposer un moratoire permettrait tout simplement de répondre au souhait des 86% des Français qui réclament un interdiction définitive ou temporaire des OGM (sondage CSA/Greenpeace septembre 2006).
"CHANGER DE CAP" EN MATIERE D'AGRICULTURE ? >> MORATOIRE !
Les OGM sont clairement incompatibles avec une agriculture respectueuse de l'environnement et du travail des paysans. Laisser la contamination génétique s'installer dans nos campagnes, c'est empêcher toute autre forme d'agriclture, conventionnelle ou biologique. La dissémination inévitable et incontrôlable des OGM empêchera à terme les agriculteurs et les consommateurs de choisir autre chose que les OGM.
Pour être pleinement cohérent avec ses propositions, François Bayrou doit confirmer qu'il instaurera immédiatement un moratoire sur les cultures d'OGM en plein champ s'il est élu !
UN MORATOIRE SUR LES OGM EST INDISPENSABLE, URGENT ET POSSIBLE
En France, depuis 2005, une seule variété de maïs transgénique est cultivée à des fins commerciales. Il s'agit d'un OGM fabriqué par Monsanto et baptisé le MON810.
En vertu de l'article 23 de la directive européenne 2001/18, la France a la possibilité de mettre en place une clause de sauvegarde spéciale sur le maïs MON810. Elle peut le faire immédiatement, sans attendre d'avoir transposé la directive - elle a déjà fait valoir ce même article 23 en 2003, pour obtenir la prolongation de l'interdiction du colza OGM décidée en 1998. S'il est élu président de la République, François Bayrou pourra donc mettre en place ce moratoire sans attendre. La France suivra ainsi l'exemple de nombreux pays européens qui ont déjà dit non aux OGM.