60ème anniversaire d’Hiroshima et de Nagasaki : le combat contre la prolifération nucléaire ne désarme pas.
Manifestation à Perpignan
Agrandir
Images suivantes
Paris, France —
Les 6, 7 et 8 août se sont déroulées partout en France des mobilisations de souvenir mais aussi de colère autour du crime perpétré contre les populations d’Hiroshima et Nagasaki, il y a 60 ans. Greenpeace a tenu à apporter son soutien à ses mobilisations, aux côtés de partenaires nationaux tels que le Réseau Sortir du Nucléaire, le Mouvement de la Paix, ou locaux, comme la Flottille « Rade de Brest pour une Mer propre », AE2D (Agir pour l’Environnement et le Développement Durable), et d’autres.
A Brest, Angers, Perpignan et Bordeaux, où la présence de Greenpeace
était la plus visible grâce à une implication très forte des groupes
locaux, nos militants ont rappelé qu’il n’était pas d’hommage digne aux
victimes de la barbarie nucléaire sans dénonciation de la menace qui
pèse aujourd’hui encore, dans ce domaine, sur les vivants. Loin des
commémorations officielles qui refusent de tirer les leçons du passé,
les militants de Greenpeace ont exprimé avec la créativité qui les
caractérise la complicité de la France dans la prolifération nucléaire
actuelle.
Les groupes ont présenté l’exposition Désarmement à un public
curieux et souvent choqué d’apprendre que loin de désarmer, la France
poursuivait la course aux armements nucléaires, en développant de
nouveaux armements et en vendant au plus offrant ses technologies
nucléaires. Revêtus des combinaisons nucléaires, porteurs de masques
blancs, de masques à gaz, de costumes-missiles ou encore d’uniformes
d’inspecteurs citoyens, ils ont investi des plages ou des rues
commerçantes, à la rencontre des habitants et touristes, ou manifesté
devant des sites nucléaires militaires (Laser Mégajoule près de
Bordeaux et base de l’Ile Longue près de Brest). En dépit de la
langueur estivale qui touche en ce moment le pays, le public a montré
des signes très encourageants de sympathie envers les actions
entreprises, témoignant d’une inquiétude diffuse quant au devenir de la
paix et à la réalité de la prolifération nucléaire.
Merci à tous
ceux qui ont pris sur leur mois d’août pour témoigner de l’engagement
de Greenpeace à défendre la paix, pour qu’il n’y ait vraiment plus
d’autres Hiroshima et Nagasaki.