Cette journée fait suite à la publication cette semaine d’une étude réalisée par John Large, expert indépendant de renommée internationale sur les questions du risque nucléaire dont la conclusion est sans équivoque : l’EPR sera le réacteur le plus dangereux au monde.
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l’EPR est un projet inutile sur le plan énergétique mais aussi dangereux en terme de sécurité, explique Frédéric Marillier, chargé de campagne nucléaire à Greenpeace France.
Selon John Large, en cas d’accident nucléaire tout le territoire français sera touché et même au-delà. Les gens doivent savoir à quoi on les expose ».
L’EPR, le plus puissant des réacteurs au monde (1600 MW), concentrera plus de radioactivité que ces prédécesseurs. De plus, l’utilisation prévue d’un combustible spécifique à base de plutonium (le MOX), au lieu du combustible classique à base d’uranium, renforcera la radioactivité et la toxicité des rejets éventuels.
En cas d’accident grave de l’EPR, les conséquences seraient dramatiques :
Jusqu’à 320 personnes mourraient dans les tous premiers jours, et près de 2000 personnes tomberaient malades. Au final, près de 30 000 personnes développeraient un cancer mortel. Plus de 9 500 personnes développeraient un cancer de la thyroïde dont environ 1000 seraient mortels.
Jusqu’à 3 millions personnes seraient évacuées sur une zone de plus de 36 000 km2, soit une zone plus grande que la Haute et Basse-Normandie réunies.1 million de personnes devraient se confiner chez eux. Enfin, il faudrait organiser dans un temps record la distribution de pastille d’iode à 13 000 personnes.
Il n’est pas trop tard pour éviter un tel scénario. L’EPR n’est pas encore commencé, et son décret d’autorisation n’a toujours pas été signé. Greenpeace appelle les candidats à l’élection présidentielle à s’engager à renoncer au projet EPR. «
Ce projet inutile, détourne la France des priorités énergétiques à mettre en place en urgence. L’EPR est un véritable verrou qu’il faut casser pour enfin faire la place à une politique basée sur la sobriété, l’efficacité énergétique et le développement des énergies renouvelables » conclut Frédéric Marillier.
Greenpeace sera aussi présente dans les 5 manifestations organisées le 17 mars à Lille, Lyon, Rennes, Strasbourg et Toulouse, par le collectif national Stop EPR.
Plus d'information sur le rapport de John LargeVoir le site du collectif Stop EPR