Paris, France —
Le 02/03/07 - Greenpeace se félicite de la récente prise de position du candidat à la présidentielle François Bayrou qui s'engagerait en faveur d'un moratoire sur les organismes génétiquement modifiés (OGM).
Le 28 février, au lendemain du discours que le candidat UDF a tenu à Metz, le quotidien le Républicain lorrain a publié un article affirmant que François Bayrou propose un moratoire sur les OGM. Confirmation obtenue aujourd’hui par Greenpeace de la part de Jean-Marie Pelt, proche de François Bayrou, et d’Emmanuel Echivard, en charge du programme présidentiel de l’UDF.
Ces deux conseillers affirment que la position de leur candidat sur les OGM – mais aussi sur le nucléaire – a évolué. Selon eux, François Bayrou aurait même l’intention d’officialiser prochainement sa position auprès de l’Alliance pour la planète. La semaine dernière, l’Alliance avait demandé aux candidats à la présidentielle de profiter de leur visite prochaine au Salon de l’agriculture pour préciser leur position sur les OGM.
« A la veille de l’ouverture du Salon de l’agriculture, François Bayrou prouve qu’il écoute les Français, qui réclament à 86 % une interdiction des OGM », se réjouit Arnaud Apoteker, responsable de la campagne OGM de Greenpeace France. Jusqu’à présent, François Bayrou s’en tenait à proposer « un vrai débat sur les OGM arbitré démocratiquement » et « une conférence scientifique générale, sous l’égide de l’Académie des sciences et sous le contrôle du Parlement ». « Il est en ce sens tout à fait logique qu’il s’engage maintenant en faveur d’un moratoire sur toutes les cultures d’OGM en plein champ », ajoute Arnaud Apoteker.
Une fois officialisée, cette prise de position de François Bayrou va aussi faire de Nicolas Sarkozy le seul candidat à l’élection présidentielle à ne pas s’être engagé en faveur d’un moratoire sur les OGM. Pour l’instant, le contrat de législature 2007-2012 de l’UMP se contente de préciser que : « Nous pensons que le service rendu par les OGM n’est toujours pas probant au regard des risques et des inquiétudes qu’ils soulèvent [...] Ne pas accepter l’utilisation des OGM en l’état des connaissances scientifiques, mais poursuivre la recherche et associer tous les partenaires (chercheurs, représentants des agriculteurs, associations de défense de l'environnement...) à son contrôle et à son évaluation ».
« La seule traduction crédible de cette position encore très floue serait la proposition d’un moratoire sur les cultures en plein champ d’OGM, affirme Yannick Jadot, directeur des campagnes de Greenpeace France. Toute autre stratégie constituerait une validation de fait des cultures d'OGM en France. »