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Illégal, le complexe portuaire de Cargill à Santarem va être fermé le 
temps de mener une étude d'impact environnemental.

Illégal, le complexe portuaire de Cargill à Santarem va être fermé le temps de mener une étude d'impact environnemental.

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Santarem, Bresil — Le 27/03/07 - L'agence de l'environnement brésilienne (IBAMA) a ordonné la fermeture du terminal fluvial du géant du soja américain Cargill. Greenpeace se joint aux communautés locales pour se féliciter de cette décision, aboutissement d'une longue procédure judiciaire, et appelle les négociants à prendre les mesures responsables qui s'imposent pour préserver l'Amazonie de l'expansion des monocultures de soja.

En 2000, le numéro 1 du soja dans le monde avait construit un terminal de transformation et d'acheminement dans le port de Santarem sur la rivière Tapajos, au cœur de l'Amazonie, sans que ne soit menée l'étude d'impact environnemental imposée par la loi brésilienne. Pendant 7 ans, méprisant différentes injonctions judiciaires, Cargill s'est battu à coup d'appels et de procédures tout en continuant ses activités…

L'interdiction du terminal répond donc aux souhaits des communautés locales de Santarem et de tous ceux qui, comme Greenpeace, se battent depuis des années contre l'expansion des cultures de soja en Amazonie. La production de soja pour l'exportation vers l'Europe joue au Brésil un rôle clé dans la déforestation, menaçant biodiversité et équilibre du climat. « C'est un jour important pour l'Amazonie et ses habitants. Grâce aux efforts de l'Etat du Para et des ONG, un grand pas a été franchi vers une utilisation plus responsable des ressources naturelles et une meilleure gouvernance » précise Paulo Adario, coordinateur de la campagne de Greenpeace au Brésil.

Le terminal de soja de Santarem va enfin être fermé le temps que soit menée l'étude d'impact exigée. « Nous espérons maintenant que Cargill se plie à la loi  et prenne des mesures concrètes pour réduire l'impact du port et de l'expansion du soja dans la région » ajoute Ludovic Frère, responsable de l'unité biodiversité à Greenpeace France.

Début 2006, Greenpeace avait révélé à quel point la demande de soja issue de l'agro-industrie européenne aggravait la destruction de la plus grande forêt tropicale de la planète. En mai 2006, un bateau de l'association, l'Artic Sunrise, avait bloqué le port de Santarem. En même temps, en France et en Angleterre, Greenpeace bloquait des unités de production de Cargill. Conséquence de cette mobilisation, Cargill, ADM,  Dreyfus et Amaggi, les principaux négociants de soja, annoncent en juillet 2006 un moratoire de 2 ans sur l'achat de soja issu de la déforestation.

Greenpeace reste mobilisé afin que la fermeture du terminal et le moratoire débouchent sur des mesures durables de protection de la forêt amazonienne.