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"EPR = DANGER" peint sur la tour Est de la centrale nucléaire de 
Belleville-sur-Loire par des militants de Greenpeace.

"EPR = DANGER" peint sur la tour Est de la centrale nucléaire de Belleville-sur-Loire par des militants de Greenpeace.

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Paris, France — À onze jours du premier tour de l'élection présidentielle, le gouvernement vient de signer le décret d'autorisation de la construction de l'EPR, le nouveau réacteur nucléaire prévu à Flamanville dans la Manche. Greenpeace dénonce cette décision irresponsable prise dans la précipitation pré-électorale et appelle l'ensemble des candidats à la présidentielle à réagir face à ce déni de démocratie en s'engageant à annuler ce décret s'ils sont élus.

« Malgré ce qu'affirme le gouvernement, le projet de réacteur nucléaire EPR a été décidé sans débat démocratique. La signature du décret en période de campagne électorale illustre à nouveau les méthodes que l'on croyait révolues : celles d'un gouvernement à la solde du lobby nucléaire, déclare Frédéric Marillier, chargé de campagne Nucléaire à Greenpeace France. Avec ce décret, le gouvernement en fin de course ignore l'opinion de la majorité des citoyens et tente de verrouiller un projet remis en cause par la plupart des candidats à la présidentielle. »

Les sondages d'opinion sont sans appel. 78 % des Français estiment qu'il faut en priorité développer les énergies renouvelables pour qu'elles deviennent la source principale d'énergie et seuls 19 % défendent le maintien du nucléaire (Louis Harris/20 Minutes/RMC, février 2007). D'autre part, 56 % des Français pensent qu'il est facile de remplacer le nucléaire par le développement des énergies renouvelables et des économies d'énergie ; 37 % pensent le contraire (Eurobaromètre, février 2007). Le 17 mars dernier, 60 000 Français ont manifesté pour demander l'abandon du projet EPR.

Parmi les candidats à l'élection présidentielle, José Bové, Dominique Voynet et Olivier Besancenot soutiennent déjà cette demande. De leur côté, François Bayrou, Ségolène Royal et Philippe De Villiers réclament un nouveau et vrai débat démocratique sur la question. Greenpeace appelle aujourd'hui ces candidats à réagir fortement et s'engager clairement à annuler ce décret s'ils sont élus.

Par ailleurs, Greenpeace va attaquer ce décret en justice et prépare dès aujourd'hui un recours en annulation devant le Conseil d'Etat.

« Le gouvernement et l'industrie nucléaire veulent enfermer la France dans un projet de réacteur inutile. Un EPR est déjà en construction en Finlande, et le chantier tourne au désastre, déclare Yannick Rousselet, chargé de campagne nucléaire à Greenpeace France. Mais rien n'est irréversible et Greenpeace reste déterminer à s'opposer par toute les voies à l'EPR. »

Il y a quinze jours, Greenpeace en pénétrant avec une facilité déconcertante dans la centrale nucléaire de Belleville-sur-Loire (Cher) a clairement démontré les risques liés aux réacteurs nucléaires. Cette action illustrait les résultats d'une étude* analysant le danger lié à l'EPR et démontrant que contrairement au discours officiel ce réacteur sera le plus dangereux au monde.

* John Large, Evaluation des conséquences radiologiques de rejets accidentels du réacteur EPR proposé en France (et de certains réacteurs existants), février 2007. À télécharger sur www.greenpeace.org/raw/content/france/press/reports/rapport-consequences-accident-nucleaire-FR.pdf