L'objectif est de sensibiliser les consommateurs de bois exotiques sur les graves effets induits de l'industrie du bois et les citoyens sur les possibilités d'action pour initier une politique internationale de protection de la biodiversité et de lutte contre la pauvreté.
Dans le bassin du fleuve Congo se trouve la seconde plus vaste forêt tropicale de la planète. L'avenir de cet espace essentiel pour les hommes, la biodiversité et l'équilibre du climat est compromis par l'industrie du bois. Celle-ci doit répondre d'un bilan désastreux : communautés locales anéanties, biodiversité en péril, absence de retombées économiques.
Le butin de ce pillage se retrouve en partie dans nos magasins : wengé, sapelli, doussié, dipo, iroko, ayous, azobe, afromosia, moabi, okoumé... A qualité technique et durabilité équivalentes, elles sont bien meilleur marché que les essences européenes. La France est le premier importateur de bois en provenance d'Afrique centrale.
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Les solutions existent : mise en place d'aires protégées, encadrement de l'industrie du bois, promotion d'usages moins destructifs de la forêt, mais la volonté politique se fait attendre. Encore une fois, les décideurs plient l'échine devant des intérêts économiques à court terme », précise Gregoire Lejonc, chargé de campagne Forêts africaines à Greenpeace France.
Les deux tiers des forêts intactes d'Afrique centrale se trouvent en République Démocratique du Congo (RDC). De toute urgence, des mesures doivent être prises pour préserver ces espaces uniques. Le moratoire sur l'attribution de nouveaux titres forestiers doit être prolongé. Greenpeace souhaite que les bailleurs de fond, Banque mondiale en tête, tirent les leçons du passé et initient de toute urgence une politique de protection de la biodiversité responsable.
Plus d'infos et cyberpétition sur
www.forets-du-congo.org/agir