Paris, France —
Le 11/09/07 - Greenpeace dénonce la décision prise le 11 septembre 2007 par la Court suprême indienne d'autoriser le démantèlement du Blue Lady, ex-paquebot France sur le chantier d'Alang en Inde.
Ce navire contient en effet au moins 1000 tonnes d'amiante et d'autres grandes quantités de déchets toxiques et doit, en vertu de la Convention de Bâle, être décontaminé avant d'être démoli.
« Ce jugement constitue une violation des lois indiennes et des engagements envers les droits internationaux du travail et des conventions environnementales, affirme Yannick Jadot, directeur des campagnes de Greenpeace France. En dépit de ces règles, les ouvriers indiens vont être exposés à l'amiante et au risque inévitable de cancer. La justice indienne accepte délibérément leur mise en danger, se moquant de la santé de ses concitoyens les plus pauvres tout comme de la protection de l'environnement ,;».
En février 2006, le pays voisin du Bangladesh avait de son côté refusé de démanteler le Blue Lady en raison de sa cargaison illégale. Depuis, le navire restait au large des côtes indiennes attendant une autorisation d'accoster finalement accordée par les autorités indiennes le 17 août 2006.
Cette décision de la justice indienne s'avère aussi en totale contradiction avec les fortes réserves exprimées l'an dernier par la même Cour Suprême de refuser le porte-avion Clemenceau parce qu'il n'avait pas été décontaminé avant d'être éventuellement démoli en Inde. Et le 6 septembre dernier, la même autorité a jugé que tout navire destiné à être démantelé en Inde devait être préalablement vidé de sa cargaison toxique !