Jean-Louis Borloo, ministre de l'écologie, du développement et de l'aménagement durable.
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Paris, France —
Le 25/10/07 - Ce matin, lors de la table ronde consacrée aux questions agricoles, Jean-Louis Borloo a affirmé que la France allait s'engager à réduire l'utilisation des pesticides de 50 % en dix ans.
« Voilà un engagement très fort du gouvernement qui reprend une des principales revendications de l'Alliance, déclare François Veillerette, président du MDGF. La France, premier pays consommateur de pesticides en Europe, s'engage enfin sur la voie d'une agriculture moderne et respectueuse de l'environnement et de la santé. »
Tous les produits phytosanitaires sont soumis à cet engagement de réduction, et pas seulement les pesticides les plus dangereux.Le gouvernement doit maintenant tirer les conséquences logiques de cette mesure de rupture profonde et développer la production intégrée et l'agriculture biologique.
La réunion de ce matin avait commencé par aborder timidement la question du bio : des objectifs ambitieux, mais trop d'incertitude sur les moyens et aides prévus pour les atteindre.
Le gouvernement propose que le bio atteigne 6 % de surface agricole utile en 2012 (pour 2,1 % aujourd'hui). À titre de comparaison, 4,75 % de la surface agricole est bio en Allemagne, 6,34 % au Portugal, 8,40 % en Italie et 14,16 % en Autriche.
D'ici à 2012, les produits issus de l'agriculture biologique devraient représenter en France 20 % des commandes publiques (ministères, hôpitaux, écoles…) et également 20 % dans la restauration collective (restaurants d'entreprises). Un objectif de 20 % de produits saisonniers aurait aussi été proposé.
Malheureusement, la question des moyens et des aides à mettre en œuvre pour atteindre ces objectifs n'a été que peu débattue. L'Alliance déplore en particulier l'absence de moyens alloués au maintien et à la conversion d'exploitation en bio.
3 millions vont certes être alloués pour l'Agence bio, et le crédit d'impôt individuel réservé à l'installation d'exploitations en bio va être doublé pour atteindre 4 000 euros.
Mais concernant la PAC, Michel Barnier s'est contenté de remettre les discussions sur le transfert des aides du premier pilier (subventions directes aux agriculteurs) vers le deuxième pilier (incitations à protéger l'environnement) au débat sur la réforme de la PAC prévu pour l'année prochaine.