Cette démarche intervient alors même que Pierre Gadonneix, PDG d'EDF,
est attendu mardi sur les lieux pour une visite et que d'importants
travaux d'aménagement du site de Flamanville devant accueillir le futur
réacteur ont débuté la semaine dernière, notamment des opérations de
tirs de mines.
Pour les associations écologistes, le
permis attaqué a été délivré en violation de règles élémentaires du
code de l'urbanisme et en l'absence d'une enquête publique dédiée
obligatoire selon ce même code et celui de l'environnement. Ce recours
en référé fait suite à des recours en annulation déposés précédemment
par les associations, dont Greenpeace le 5 octobre dernier, au même
tribunal administratif de Caen.
«
Le préfet
de la Manche a délivré dans la précipitation, et en violation des
règles d'urbanisation du littoral, mais aussi de la consultation du
public, un permis de construire qui est entaché d'illégalité
» explique Yannick Rousselet, chargé de campagne Nucléaire à
Greenpeace France. «
Aujourd'hui, nous demandons à
la justice de faire respecter la loi qui s'applique autant au simple
cabanon de plage que pour un chantier comme celui-ci !
»
Les associations rappellent qu'elles
sont déterminées à obtenir par les voies de droit l'arrêt des travaux
de l'EPR.L'action en justice engagée ce jour est ainsi la première
étape de la mobilisation associative pendant la campagne des élections
présidentielles en faveur de l'abandon de l'EPR jusqu'aux grandes
manifestations prévues le 17 mars 2007
1.
Consultez
le référé
1
Grande journée d'action le 17 mars 2007 (5 manifestations simultanées à
Rennes, Lille, Strasbourg, Lyon et Toulouse) organisée par le Réseau
"Sortir du nucléaire" et la coalition "STOP-EPR" (qui regroupe des
centaines d'organisations).