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Projection des photos de la Marche Virtuelle - Ulsan, Corée

Projection des photos de la Marche Virtuelle - Ulsan, Corée

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Paris, France — Hier soir à Ulsan en Corée du Sud, plus de 50.000 personnes de 122 pays ont manifesté leur soutien à la protection des baleines, en participant à la première "Marche virtuelle" (1) organisée à la veille de la 57ème session de la Commission baleinière internationale (CBI). Depuis plusieurs semaines, grâce au site internet de Greenpeace, ces milliers de citoyens ne pouvant faire le déplacement en Corée ont eu l'opportunité de participer à cette mobilisation en envoyant leurs photos. Celles-ci ont fait l'objet d'une projection grand format afin d'interpeller les gouvernements du monde entier présents à Ulsan pour la Commission Baleinière Internationale.

Pour Frédéric Castell, chargé de mission Océans à Greenpeace-France, "cette forte mobilisation citoyenne est d'autant plus importante que le risque de voir la CBI redevenir une organisation pro-chasse se fait de plus en plus menaçant année après année".

La 57ème session de la CBI qui s'est ouverte ce matin, risque de conduire à l'intensification de la chasse balénière. Si le Japon, la Norvège et l'Islande arrivent à leurs fins, 2137 baleines pourraient être chassées pendant la saison 2005/2006.  

Depuis quelques années le Japon mène activement une campagne d'achat de vote auprès de pays du sud, dans le but de renverser la majorité existant depuis plusieurs décennies au sein de la CBI en faveur de la protection des baleines. Bien que le moratoire sur la chasse commerciale en vigueur depuis 1986 ne soit pas menacé cette année faute de recueillir la majorité qualifiée (3/4 des voix), Greenpeace redoute qu'il soit finalement levé dans les années à venir du fait de la stratégie offensive du Japon. Les pays pro-chasse pourraient toutefois cette année être en mesure d'obtenir gain de cause sur un certain nombre de résolutions contraires à la protection des baleines ne requérant qu'une majorité simple (50%) des voies pour être adoptées.

Par ailleurs, le Japon a annoncé son intention d'augmenter son programme de chasse dite "scientifique" et de lancer un nouveau « programme de recherche » en Antarctique. Celui-ci doublera le nombre de petits rorquals chassés (850 individus) et ouvrira la chasse à deux nouvelles espèces considérées comme menacées, la baleine à bosse (50 individus) et le rorqual commun (50 individus). La communauté scientifique n'accorde plus aucun crédit aux programmes de recherche japonais qui constitue un prétexte pour permettre d'alimenter le marché japonais en viande de baleine.

La Corée, hôte de la CBI cette année fait partie des pays actifs au côté du Japon pour la reprise de la chasse baleinière. Greenpeace s'inquiète tout particulièrement du nombre anormalement élevé de baleines prises accidentellement chaque année dans le cadre des activités de pêche en Corée et suspecte qu'il ne cache une chasse illégale, la commercialisation de la viande de baleine prises accidentellement dans les filets étant autorisée sur le marché domestique (2). Au cours du dernier mois, Greenpeace a occupé un site sur lequel était planifiée la construction d'une usine de transformation de viande de baleine pour y dresser une "ambassade de la baleine". Après un bras de fer de plusieurs semaines, le gouvernement Coréen, vient d'annoncer l'abandon de ce projet.

"Il est urgent de donner à la CBI une orientation beaucoup plus protectrice que la mission de gestion des stocks qu'elle avait à son origine. Aujourd'hui les cétacés sont confrontés à une série de menaces, allant de la prise accessoire dans des filets de pêche aux pollutions toxiques, en passant par l'utilisation abusive de sonars et les conséquences des changements climatiques. Ces thématiques doivent devenir des préoccupations majeures de la CBI" conclu Frédéric Castell.