Projection des photos de la Marche Virtuelle - Ulsan, Corée
Agrandir
Paris, France —
Alors que la 57ème session de la Commission Baleinière Internationale (CBI) se termine, Greenpeace tire la sonnette d'alarme concernant le futur des baleines. En effet, malgré l'échec des pays pro-chasse sur des votes clefs concernant notamment l'intensification de la chasse baleinière, le Japon a annoncé qu'il ne lâcherait pas prise et doublerait ses captures de baleines en Antarctique. En décembre prochain, il envisage d'y tuer, sous couvert d'un programme scientifique, près de mille baleines, parmi lesquelles le rorqual commun, espèce menacée d'extinction.
Le Japon a juré de s'assurer la majorité au sein de la CBI l'année
prochaine. Depuis quelques années il mène activement une campagne
d'achat de vote auprès de pays du sud, dans le but de renverser la
majorité en faveur de la protection des baleines qui prévaut depuis de
nombreuses années au sein de la CBI. La délégation japonaise a affirmé
qu'elle renforçait ses appuis et déclaré "l'an prochain [de nouveaux pays] participeront [...], le renversement de l'histoire est proche".
Greenpeace redoute que le moratoire sur la chasse commerciale, en
vigueur depuis 1986, ne soit finalement levé dans les années à venir du
fait de la stratégie offensive du Japon.
"Une reprise de la chasse baleinière irait contre l'opinion publique mondiale" a déclaré Frédéric Castell, chargé de campagne Océans pour Greenpeace France. "Elle
ne serait que le reflet d'un évolution interne à la CBI, résultat
de la politique d'achat de vote du Japon. Une prise de contrôle hostile
de la CBI est en cours et il est urgent de la stopper" a-t-il ajouté.
Si Greenpeace reconnaît les efforts qui ont été déployés par les pays
opposés à la chasse baleinière cette année, elle les met au défi
d'aller au delà des déclarations politiques et de les transposer en
actions concrètes afin d'affirmer leur détermination et de garantir la
protection des baleines.
Aujourd'hui, la CBI doit évoluer afin d'élargir son spectre d'action et
prendre en considération l'ensemble des menaces qui pèsent sur les
baleines, allant de la prise accidentelle dans des filets de pêche aux
pollutions toxiques, en passant par l'utilisation abusive de sonars et
les conséquences des changements climatiques.
"La CBI a envoyé un message très
clair hier à la délégation japonaise en adoptant une résolution lui
demandant de suspendre son nouveau programme de chasse scientifique,
qui inclus le rorqual commun et la baleine à bosse, espèces menacées
d'extinction".
L'Islande qui pratique également la chasse scientifique devrait
annoncer son quota annuel de chasse une fois la CBI terminée. Le bateau
de Greenpeace, l'Arctic Sunrise, est actuellement en Islande afin de
promouvoir auprès des Islandais les alternatives à la chasse
telle que l'écotourisme et l'observation des baleines.