Remonter :
C'est ainsi que les chaînes de distribution peuvent jouer un rôle capital pour réduire la présence de substances dangereuses dans les biens de consommation. Ainsi, en 2002, la chaîne H&M a opté pour des solutions alternatives au PVC et aux techniques d'impressions au PVC, pour l'ensemble de leurs produits. Décision qui explique la quasi-absence de contaminant dans le produit Disney acheté dans un magasin danois de la chaîne H&M. "Si la société Disney se préoccupait des contaminants chimiques présents dans sa gamme pour enfants, elle pourrait, à l'instar de ce qui a été fait par certains distributeurs, mettre sur pied une politique de substitution ou d'abandon des substances chimiques préoccupantes" poursuit Yannick Vicaire.
En octobre dernier, Disney avait déjà été interpellé par Greenpeace sur le contenu en substances chimiques dangereuses de ses produits. La firme s'était retranchée derrière le respect de la législation actuelle et n'avait pas jugé bon de prendre des mesures. La publication du rapport "Chimie chez Mickey" vise à responsabiliser une firme internationale plus pointilleuse dans les licences qu'elle accorde sur le respect de ses personnages que sur celui de la santé ou de l'environnement.
Mais le rapport montre également que, malgré la volonté de quelques sociétés de mettre en place des politiques de substitution, seule une réglementation peut imposer à l'ensemble des acteurs économiques de faire le choix de la sûreté chaque fois que cela est possible. "Si le principe de substitution ne devient pas l'élément central de la future réglementation REACH, des sociétés comme Disney pourront continuer de vendre des vêtements contenant des substances chimiques dangereuses pour la santé de nos enfants, et ce même s'il existe des substances de remplacement moins néfastes" conclut Yannick Vicaire.