Greenpeace, Andeva, le Comité Anti-Amiante de Jussieu et la FIDH tiennent une conférence de presse sur l'affaire du Clemenceau.
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Paris, France —
Des victimes de l'amiante et les associations opposées à l'exportation du Clemenceau en Inde invitent le Président de la République à se rendre sur les chantiers de démolition d'Alang lors de sa visite officielle en Inde les 20 et 21 février prochains. LISEZ LES TEMOIGNAGES DES VICTIMES DE L'AMIANTE
Ce vendredi à 15 heures, une délégation de victimes de l'amiante ayant
travaillé sur les chantiers navals français et des représentants de
l'ANDEVA, de Ban Asbestos, du Comité anti-amiante Jussieu, de la FIDH
et de Greenpeace se présenteront au Palais de l'Elysée pour rencontrer
le Président de la République. Ils souhaitent ainsi l'informer
pleinement des enjeux sanitaires, environnementaux et sociaux de
l'exportation de l'ex porte-avions Clemenceau vers l'Inde. En outre,
ils inviteront formellement Jacques Chirac à visiter les chantiers de
démolition d'Alang lors du voyage officiel qu'il doit effectuer en Inde
les 20 et 21 février prochains, afin qu'il constate de lui-même les
conditions de travail extrêmement précaires des ouvriers indiens à qui
la France a choisi de confier le démantèlement du Clemenceau.
L'exportation de l'ex porte-avions Clemenceau dans les chantiers de
démolition d'Alang en Inde est devenue en France une affaire d'Etat, un
scandale au niveau international. Nos organisations ne dénoncent pas
seulement le caractère illégal d'une exportation qui viole les règles
internationales, européennes et françaises concernant l'exportation et
la gestion des déchets dangereux, les règles françaises relative à
l'interdiction de l'amiante, ainsi que l'esprit et la lettre de la
Charte de l'Environnement. Elles dénoncent le caractère moralement
inacceptable du "transfert" de matériaux dont la toxicité n'est
plus à démontrer vers des populations vulnérables et non protégées.