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L'association Greenpeace intercepte le porte-avions Clémenceau à 90 
miles nautiques de l'entrée du canal de Suez.

L'association Greenpeace intercepte le porte-avions Clémenceau à 90 miles nautiques de l'entrée du canal de Suez.

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Paris - Le Caire, International — Après la Cour suprême indienne, c'est au tour de l'Autorité pour la Protection de l'Environnement (EPA) égyptienne d'interdire l'entrée dans les eaux territoriales nationales, et le passage du Canal de Suez, au porte-avions Clemenceau, pour non respect de la Convention de Bâle.

Dans un fax adressé à 14h35 au Ministère français de la Défense (cf. ci-contre), l'EPA confirme que sans information complète sur le niveau de toxicité du Clemenceau, et conformément à la Convention de Bâle, ce navire est illégal.

Prévu pour franchir le Canal de Suez aujourd'hui, les représentants de Greenpeace en Egypte ont pu alerter les autorités égyptiennes de la violation que constituerait l'entrée dans les eaux égyptiennes du Clemenceau.

"La France est au bord du ridicule. A cette heure, l'Inde et l'Egypte ont interdit le Clemenceau dans leurs eaux territoriales. Il est temps que les autorités politiques françaises reprennent le dossier du Clemenceau au ministère de la défense qui s'enferme dans une stratégie absurde. C'est l'image de la France qui est aujourd'hui en jeu : respecte-t-elle le droit international ? considère-t-elle la santé des travailleurs indiens et l'environnement dans les pays du Sud dignes d'intérêt ? s'interroge Yannick Jadot, directeur des campagnes de Greenpeace France. Le gouvernement doit rapatrier le Clemenceau à Toulon !"