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Le porte-amiante Clémenceau

Le porte-amiante Clémenceau

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Paris, France — Greenpeace et la FIDH saluent la décision du Président de la République qui vient d'ordonner le rapatriement du Clemenceau en France, en attendant que le tribunal administratif se prononce sur le fond du dossier.

"A quelques jours de sa visite officielle en Inde, le président de la République respecte le droit et interdit l'exportation d'un déchet toxique dans un pays en développement, analyse Yannick Jadot, directeur des campagnes de Greenpeace France. C’est une victoire pour les travailleurs indiens et pour ceux de l’ensemble des chantiers de démolition de navires. C'est enfin la victoire d’une coalition d’organisations travaillant sur l’amiante, la défense des droits fondamentaux de la personne humaine et la protection de l’environnement."

Dans cette affaire, l’Etat français a tenté de passer en force, bafouant le droit international et la Convention de Bâle et le droit européen, qui régulent le transport de déchets dangereux.
Greenpeace demande que le cas du Clemenceau fasse jurisprudence. La France doit développer une filière de dépollution de ses navires en fin de vie, en concertation avec ses partenaires européens soumis aux mêmes obligations de dépolluer avant d’exporter.

L’affaire du Clemenceau met aussi en lumière les conditions de travail déplorables qui prévalent sur les chantiers de démolition basés dans les pays du Sud. Les Etats importateurs et exportateurs de navires en fin de vie, les institutions internationales (OIT notamment), doivent utiliser cette opportunité pour améliorer très significativement ces conditions de travail et soutenir les syndicats de travailleurs dans ces pays.

« La France a échoué dans sa tentative de se débarrasser impunément d’un déchet hautement toxique, affirme Pascal Husting, directeur général de Greenpeace France. Elle doit en tirer toutes les conséquences et élaborer une stratégie nationale de gestion des navires en fin de vie qui organisera leur dépollution avant une possible exportation. »

24/02/2005 - MAM ou l'éthique de l'irresponsabilité

Face au fiasco du Clemenceau, Michèle Alliot Marie affine sa stratégie de deresponsabilisation : après les industriels du désamiantage, c'est maintenant la faute de Greenpeace, qui a manipulé tout le monde et a voulu se venger du Rainbow Warrior...

Voir aussi : www.greenpeaceweb.org/shipbreak/

13/02/2006 - Le Clemenceau : décidément l'ennemi de la démocratie

Pas de décision sur le sort du Clemenceau, création d'un nouveau comité d'experts, maintien de l'interdiction du Clemenceau dans les eaux territoriales indiennes, mais surtout interdiction de toute publication/diffusion par les media d'articles ou de sujets relatifs au Clemenceau et interdiction de manifester tant que les juges n'auront pas pris de décision finale… Voilà ce qui ressort des déclarations des juges de la Cour suprême indienne à la fin de l'audience qui s'est déroulé ce matin. La Cour suprême rendra un arrêt écrit tard dans la nuit en Inde.

13/02/2006 - Le Clemenceau : le Conseil d’Etat tenté à son tour de suspendre l’exportation du porte-avions ?

Nouveau coup dur pour le ministère de la Défense dans l’affaire du Clemenceau. Dans l’après-midi du 13 février, en France, le commissaire du gouvernement, magistrat indépendant chargé de dire le droit, a recommandé au Conseil d’Etat français de suspendre le transfert de l’ancien porte-avions en Inde. Motif de cet avis ? « Il y a des doutes sur la présence d’une importante quantité d’amiante que les écritures du ministre (de la Défense) ne permettent pas de lever », a affirmé le commissaire au gouvernement Yann Aguila.

09/02/2006 - Appel solennel au Président Chirac - Les personnalités se mobilisent pour le retour du Clemenceau

Après le sondage exclusif présenté hier par le CSA à la demande de Greenpeace, Andeva, Comité anti-amiante Jussieu, FIDH et Ban Asbestos, ces mêmes associations publient dans la presse un appel au président Chirac signé par plus de 100 personnalités et demandant le retour du Clemenceau en France.

08/02/2006 - Les français souhaitent le retour du Clemenceau

Un sondage exclusif réalisé par l’institut CSA pour les associations Greenpeace, Andeva, Comité anti-amiante Jussieu, FIDH et Ban Asbestos, révèle qu’une très forte majorité de Français (68%) veulent que le Clemenceau soit rapatrié en France pour être désamianté.

06/02/2006 - "La France ne peut-elle pas en finir avec l'agonie du Clemenceau en le rapatriant ?" G. Thyagarajan, président de la commission spéciale de la Cour suprême indienne

Alors que la commission spéciale de la Cour suprême chargée de donner un avis sur le Clemenceau a conclu ses délibérations sans en communiquer les résultats publiquement, la France n'aurait toujours pas été en capacité de remettre un inventaire des substances toxiques à bord du Clemenceau a déclaré ce matin le président de la Commission, G. Thyagarajan. Avant d'ajouter "La France ne peut-elle pas en finir avec l'agonie du Clemenceau en le rapatriant ?" ("Can't France end its agony by taking it back ?")

03/02/2006 - Deux experts indépendants confirment : entre 500 et 1000 tonnes d'amiante sur le Clemenceau

Devant l'urgence qu'une expertise indépendante étudie de façon détaillée les informations techniques et les données relatives à la présence de produits toxiques à bord du Clemenceau, les organisations Andeva, Ban Asbestos, le comité anti-amiante Jussieu, la Fidh et Greenpeace ont commandité deux évaluations indépendantes auprès de deux experts reconnus internationalement pour leur compétence sur le sujet. Leurs conclusions confirment que l'estimation de 500 à 1000 tonnes d'amiante est "vraisemblable" et que d'autres substances toxiques, comme les PCB, se trouveraient à bord en grandes quantités.

02/02/2006 - Le Clemenceau est mort : le ministère de la défense travaille à ce qu'il fasse de nouvelles victimes !

Alors qu'en Inde la plupart des syndicats de travailleurs réclament le retour du Clemenceau en France, l'Etat français, à travers son ministère de la défense, continue d'afficher le plus profond cynisme sur ce dossier. C'est pourquoi une vingtaine d'activistes de Greenpeace ont participé à un die-in devant le ministère de la défense alors que s'y tennait le point presse de son porte parole. Revêtus de combinaisons blanches marquées du message "l'amiante tue" et d'un drapeau indien, ils veulent symboliser l'évidence : le Clemenceau est mort mais l'Etat français se moque qu'il fasse de nouvelles victimes.

Ecoutez l'interview de Yannick Jadot (mp3)

02/02/2006 - Victoire de la justice contre l'Etat : le TGI refuse la loi du silence sur le Clemenceau

Alors que le Tribunal de Grande Instance de Versailles a décidé de ne pas donner suite à la demande de l'Etat français de suspendre la procédure d'expertise indépendante de l'amiante à bord du Clemenceau, ce sont toutes les pièces de la stratégie française qui s'écroulent les unes après les autres.

02/02/2006 - Les enjeux de Versailles : décision du président du TGI aujourd'hui à 16h

Le tribunal de grande instance de Versailles décidera cet après-midi à 16 heures si un début de transparence pourra survenir dans l'affaire du Clemenceau. Alors que Tribunal de Grande Instance de Versailles avait décidé, le 11 janvier dernier, la désignation de deux experts indépendants pour procéder à une expertise des quantités d'amiante à bord du Clemenceau, l'Etat avait assigné le 31 janvier les associations Andeva, Ban Asbestos, Comité anti-amiante Jussieu et Greenpeace en référé d'heure en heure pour suspendre la procédure d'expertise.

27/01/2006 - Clemenceau : premier recul... Mais la convention de Bâle doit être respectée

En proposant à l'Inde de réimporter les déchets d'amiante du Clemenceau, le ministère de la Défense reconnaît de fait que le transfert des déchets d'amiante vers l'Inde est une opération illicite. C'est un premier recul !

27/01/2006 - La vérité et la démocratie : nouvelles victimes du Clemenceau

Alors que Tribunal de Grande Instance de Versailles avait décidé, le 11 janvier dernier, la désignation de deux experts indépendants pour procéder à une expertise des quantités d'amiante à bord du Clemenceau, l'Etat vient d'assigner les associations Andeva, Ban Asbestos, Comité anti-amiante Jussieu et Greenpeace en référé d'heure en heure pour suspendre la procédure d'expertise et museler ainsi la justice et empêcher qu'émerge toute vérité. L'audience se tiendra le 31 janvier à 10 heures au TGI de Versailles.

20/01/2006 - Victimes et associations reçues à l'Elysée

Ce vendredi à 15 heures, une délégation de victimes de l'amiante ayant travaillé sur les chantiers navals français et des représentants de l'ANDEVA, de Ban Asbestos, du Comité anti-amiante Jussieu, de la FIDH et de Greenpeace se sont présentés au Palais de l'Elysée pour rencontrer le Président de la République. 6 personnes sont actuellement reçues par le cabinet de l'Elysée et souhaitent ainsi informer pleinement le Président de la République des enjeux sanitaires, environnementaux et sociaux de l'exportation de l'ex porte-avions Clemenceau vers l'Inde. En outre, ils inviteront formellement Jacques Chirac à visiter les chantiers de démolition d'Alang lors du voyage officiel qu'il doit effectuer en Inde les 20 et 21 février prochains, afin qu'il constate de lui-même les conditions de travail extrêmement précaires des ouvriers indiens à qui la France a choisi de confier le démantèlement du Clemenceau.

20/01/2006 - Des victimes de l'amiante et des associations s'invitent à l'Elysée

Des victimes de l'amiante et les associations opposées à l'exportation du Clemenceau en Inde invitent le Président de la République à se rendre sur les chantiers de démolition d'Alang lors de sa visite officielle en Inde les 20 et 21 février prochains. LISEZ LES TEMOIGNAGES DES VICTIMES DE L'AMIANTE

20/01/2006 - Des victimes de l’amiante et des associations à l’Elysée

Après leur conférence de presse, les victimes de l’amiante et les associations opposées à l’exportation du Clemenceau en Inde se sont rendues à l’Elysée pour y rencontrer le président de la République, l’informer de la réalité des dangers liés à l’exportation du Clemenceau et l’inviter à se rendre sur les chantiers de démolition d’Alang lors de son prochain voyage officiel en Inde.

18/01/2006 - Clemenceau : plus que jamais un scandale d'Etat

Alors que le Clemenceau n'est toujours pas entré dans le canal de Suez, la coque amiantée de la marine française génère des attaques de plus en plus vives de la part des opinions publiques et de divers institutions démocratiques égyptiennes et indiennes contre l'arrogance affichée par l'Etat français. C'est maintenant l'image de la France qui est en jeu.

16/01/2006 - Le Clemenceau passe le canal de Suez en violant le droit international. La décision finale entre les mains de la cour suprême indienne

Alors que l'Egypte vient d'autoriser le Clemenceau à emprunter le Canal de Suez, Greenpeace et Ban Asbestos condamnent le passage en force de la France dans ce dossier qui constitue une violation flagrante du droit international. La décision reste entre les mains de la Cour Suprême indienne. Participez à notre cyberaction

16/01/2006 - Le Clemenceau, nouvelle honte de la France, illégal en Inde jusqu'au 13 février au moins !

La Cour Suprême indienne a décidé que le Clemenceau était illégal dans la Zone économique exclusive, correspondant à 220 miles nautiques, au moins jusqu'au 13 février prochain, date de sa prochaine réunion. D'ici là, sa commission spéciale va continuer ses auditions et produire un rapport sur le Clemenceau. Le 6 janvier dernier, cette même commission avait émis un avis négatif, considérant le Clemenceau comme un déchet toxique, et avait recommandé son interdiction dans les eaux territoriales indiennes.

13/01/2006 - Le Clemenceau attend toujours hors des eaux territoriales égyptiennes

Les autorités égyptiennes refusent toujours de laisser le navire pénétrer dans leurs eaux territoriales tant que les autorités françaises n'auront pas été capables de présenter les documents officiels stipulant que le navire respecte les critères de la convention de Bâle. Participez à notre cyberaction

13/01/2006 - Clemenceau : la France tourne en rond

Alors qu'il est confirmé de la part des autorités égyptiennes que le Clemenceau n'a pas l'autorisation d'entrer dans les eaux égyptiennes et, a fortiori, d'emprunter le Canal de Suez, le porte-amiante français va de nouveau faire des tours dans l'eau plusieurs jours, deux ans après une première expérience en Méditerranée qui avait conduit au retour du Clemenceau à Toulon pour un désamiantage malheureusement partiel. Participez à notre cyberaction

12/01/2006 - Greenpeace intercepte le Clemenceau au large des côtes égyptiennes

L'association Greenpeace a intercepté le porte-avions Clemenceau ce matin, à 7h30, à 90 miles nautiques de l'entrée du canal de Suez. Deux militants, un Français et un Danois, sont montés en haut du mât du navire. L'association écologiste demande à l'Egypte, signataire de la convention de Bâle, qu'elle refuse au Clemenceau l'accès au Canal de Suez afin de bloquer le remorquage du navire vers l'Inde où il doit être démantelé. Participez à notre cyberaction

12/01/2006 - L'Egypte refuse le Clemenceau

Après la Cour suprême indienne, c'est au tour de l'Autorité pour la Protection de l'Environnement (EPA) égyptienne d'interdire l'entrée dans les eaux territoriales nationales, et le passage du Canal de Suez, au porte-avions Clemenceau, pour non respect de la Convention de Bâle.

11/01/2006 - Clemenceau : importante décision de justice. Les associations pourront avoir accès à l'expertise de Technopure

La décision du tribunal de Grande Instance de Versailles statuant en référé à la demande des associations a été rendue publique ce mercredi à 16h.

06/01/2006 - La cour suprême indienne déclare le Clemenceau illégal en Inde ! La France doit immédiatement faire revenir son porte-avions à Toulon

Rebondissement juridique dans l'histoire du Clemenceau. La Commission spéciale de la Cour Suprême indienne chargée d'examiner ce jour l'acceptabilité du porte-avion Clemenceau sur le chantier de démantèlement d'Alang vient d'émettre une recommandation négative. Et le message envoyé aux autorités françaises n'est pas tendre. Selon le porte-parole de cette commission de la Cour suprême, l'importation du Clemenceau est illégale car elle viole la Convention de Bâle relative aux exportations de déchets toxiques. Toujours selon ce porte parole, les estimations fournies par la France sur les quantités d'amiante encore à bord sont "incomplètes, inutiles, non transparentes et variables". Dans ces conditions, "le Clemenceau n'est pas autorisé dans les eaux indiennes et devra rester en dehors des 200 miles nautiques". Le porte-parole a même indiqué que c'était là une question de moralité. La France a maintenant deux semaines pour apporter de nouvelles informations qui pourraient retourner cette décision.

26/12/2005 - Dossier du Clémenceau : les associations saisissent le juge administratif contre une exportation illégale

Deux associations - Ban Asbestos-France (interdire l'amiante) et Greenpeace France - ont déposé un référé suspension (art L521-1 du code de justice administrative) devant le tribunal administratif de Paris contre les décisions d'autorisation d'exportation de l'ex-porte-avions Clemenceau (coqueQ790).

23/12/2005 - Et une d'Inde à l'amiante, une

Les activistes de Greenpeace ont déposé aujourd'hui à 15h devant l'ambassade d'Inde à Paris une réplique du Clemenceau ; joli cadeau de noël à la française. Non contente de se débarrasser à bon compte de son ex-fleuron encore bourré d'amiante, la Grande Muette a en effet décidé d'annoncer de manière particulièrement discrète et surprenante le départ du Clemenceau vers l'Inde. Alors que le navire doit être démantelé sur place, un collectif d'associations réunissant Ban Asbestos, la FIDH et Greenpeace (1) a décidé de déposer ce jour un référé auprès du tribunal administratif pour s'opposer au départ du navire.

13/12/2005 - Porte-amiante Clemenceau, le combat continue sur le terrain juridique

Après 25 heures d’occupation du porte-avions Clemenceau, Greenpeace déplace la lutte contre l’exportation du navire chargé d’amiante sur le terrain juridique.

13/12/2005 - Occupation du porte-avions Clemenceau : Le scandale de l’amiante continue

Alors que Greenpeace occupe le porte-amiante Clemenceau depuis près de 24 heures, l’organisation écologiste est toujours sans nouvelle de l’Etat français. Après avoir ignoré les victimes françaises de l’amiante pendant plus de deux décennies, l’Etat français ignore aujourd’hui les futures victimes indiennes du Clemenceau.

13/12/2005 - Conférence de Presse: Le coût humain du démantèlement des navires en fin de vie

A l’occasion de la publication du rapport conjoint de la FIDH et Greenpeace, « End-of-Life Ships: the Human Cost of Breaking Ships » (Les navires en fin de vie : le coût humain du démantèlement),

La Fédération Internationale des Ligues des Droits de l'Homme (FIDH), La Ligue des Droits de l'Homme (LDH) le Réseau International Ban Asbestos, et Greenpeace vous invitent à une Conférence de presse le 13 décembre 2005, à 11heures, au siège de la FIDH - 17, passage de la Main d'Or - 75011 Paris

12/12/2005 - Au nom des ouvriers Indiens, je ne laisserai pas partir le Clémenceau en Inde !

Les activistes de Greenpeace sont toujours en position sur le Clemenceau et se préparent à y passer la nuit. Après plus de dix heures d'occupation, Greenpeace attend toujours des réponses du Premier Ministre de Villepin quand à l'avenir des plus de 130 tonnes d'amiante toujours présentes sur l'ancienne gloire de la marine française.

12/12/2005 - Greenpeace occupe le porte-amiante Clémenceau

Greenpeace a débarqué par voie aéroportée sur le porte avion Clemenceau dans la rade de Toulon, lundi matin vers 11h. Trois activistes continuent d'occuper la plateforeme radar au sommet du grand mat du Clemenceau. Trois autres activistes arrétés ont été relachés et les quatre activistes qui occupaient les grues sont en garde à vue.
Greenpeace continuera à occuper le navire tant que la France ne répondra pas aux exigences du droit international, à savoir l'interdiction d'exporter ce type de déchets toxiques.