Paris, France —
Le 29 janvier 2007 - Alors que la communauté scientifique internationale, regroupée au sein du Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (Giec) se réunit à Paris à partir d'aujourd'hui, Greenpeace alerte les gouvernements sur l'urgente nécessité d'agir pour limiter l'ampleur des changements climatiques.
Dès 11h30 ce matin, quarante-quatre militants de Greenpeace ont
escaladé la structure de la Tour Eiffel. Ils ont déployé deux immenses banderoles, au-dessus de deuxième étage. La
première (50x10 m) représente un thermomètre indiquant l'absolue
nécessité de maintenir l'augmentation moyenne mondiale des températures
en dessous de +2°C. La seconde (25x10 m) porte le message « It's not too late ! »
(« il n'est pas trop tard »), nouveau slogan de la campagne de
Greenpeace pour mobiliser les citoyens et imposer aux décideurs d'agir
maintenant. Les banderoles devraient être entièrement déployées d'ici
14 heures.
« Les scientifiques du Giec vont confirmer cette semaine l'aggravation des changements climatiques en cours, rappelle Yannick Jadot, directeur des campagnes de Greenpeace France. Par cette action spectaculaire, Greenpeace affirme qu'il n'est pas trop tard pour agir : les solutions existent ! »
«
Pour rester en dessous de +2°C, les émissions mondiales doivent elles
diminuer de moitié d'ici 2050. Pour y parvenir, il faut pour cela
dépasser les beaux discours et accélérer la négociation internationale
pour la deuxième période du protocole de Kyoto, couvrant 2013-2017 », explique Laetitia de Marez, de la campagne Energie/climat de Greenpeace international.
Le 25 janvier, Greenpeace a publié « Révolution énergétique »,
un scénario énergétique global qui prouve qu'il est possible de diviser
par deux les émissions mondiales de gaz à effet de serre d'ici 2050.
Fondé sur la sobriété énergétique et les énergies renouvelables, cette « révolution »
écarte les fausses solutions comme le nucléaire, le charbon
prétendument " propre " ou encore la capture et séquestration de
carbone. Elle prend aussi en compte une augmentation de la consommation
d'énergie et la croissance économique.