Greenpeace manifeste aux abords de la conférence "Biodiversité : science et gouvernance"
Sur la réforme des marchés publics intégrant l'éco-certification FSC des bois et promise par le Président de la République depuis avril 2002, Greenpeace se félicite que le calendrier de mise en oeuvre d'ici 2010 soit officiellement confirmé. En revanche, l'absence de référence à la certification FSC, seule certification internationalement reconnue en matière d'exploitation forestière durable, est particulièrement inquiétante. Si l'on ajoute à cela la perspective d'un soutien de la France à une éco-certification développée par les opérateurs privés, principalement français et responsables du pillage des forêts du Bassin du Congo, il est à craindre que cette mesure importante finisse par devenir contre-productive.
"Face à l'ambiguïté de l'Etat français en matière d'éco-certification des bois, Greenpeace restera particulièrement attentive à ce que cette mesure importante ne se traduise pas par un verdissement de façade des marchés publics, continuant de valider les pratiques destructrices des opérateurs privés dans les dernières forêts primaires" déclare Ludovic Frère, chargé de campagne forêts à Greenpeace France.
Le Président Chirac se rendra les 4 et 5 février prochains au Sommet de Brazzaville portant sur la gestion des forêts du Bassin du Congo. "Le Président Chirac aura à Brazzaville l'occasion d'annoncer des mesures beaucoup plus concrètes pour garantir la gouvernance forestière dans la région et lutter efficacement contre l'exploitation illégale et commerce lié, en Afrique centrale et en France. C'est en quelque sorte une session de rattrapage pour la France, pour passer d'un diagnostic éclairé à une politique ferme et volontaire ne reposant pas sur la seule bonne volonté des opérateurs privés" ajoute Illanga Itoua de la campagne forêts africaines de Greenpeace.
Greenpeace organise avec les Amis de la terre une semaine d'activités "Biodiversité, pillages et corruption" sur la destruction de la biodiversité dans le Bassin du Congo et les mesures à prendre pour y remédier.