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Kyoto n'est qu'un début !

Kyoto n'est qu'un début !

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Montreal, Canada — Greenpeace félicite les 157 états membres du Protocole de Kyoto pour l’impulsion qu’ils ont su insuffler à ce traité international. Il mènera désormais à de plus importantes réductions après 2012.

" Le Protocole de Kyoto est bien plus fort aujourd’hui qu’il ne l’était il y a deux semaines. Cette première réunion historique des parties à ce protocole a reconnu l’urgence représentée par la menace des changements climatiques envers toutes les populations, notamment les plus pauvres. Les décisions prises ici ouvrent la voie pour une action de long terme " explique Laetitia De Marez, chargée de campagne climat pour Greenpeace France.

·    Commencer d’urgence les négociations sur une nouvelle période d’engagement du Protocole de Kyoto (2013-2017), aboutissant à de nouveaux objectifs de réduction d’émissions des gaz à effets de serre. Un groupe de travail a été établi pour s’assurer que ces négociations soient menées « le plus vite possible ». L’objectif est de permettre aux gouvernements de mettre en œuvre des politiques et des mesures visant à respecter ces futurs engagements, et, bien sûr, d’assurer la continuité des marchés de carbone.
·    Commencer dés à présent une révision et une amélioration du Protocole de Kyoto.
·    Mettre en œuvre un Plan d’Action sur l’Adaptation de cinq ans pour assister les pays les moins avancés dans la prévention des impacts des changements climatiques. Les pays industrialisés ont le devoir moral, politique et légal de fournir les ressources nécessaires à l’application concrète de ses orientations.

Les états se sont mis d’accord sur les éléments suivant :
"Comme nous nous y attendions, l’administration Bush était venu avec le mandat clair de tenter de faire dérailler le processus. La délégation américaine a d’ailleurs quitté un temps la table des négociations, pendant que le reste de la communauté avait résolument décidé de continuer à avancer. L’administration Bush a dû céder et souscrire à l’accord unanime de la communauté internationale", déclare Laetitia De Marez. "Il ne fait aucun doute que la forte présence de la société civile américaine à la conférence a eu un effet considérable sur le cours de la négociation."

L’administration Bush a encore tenté de détourner les autres parties du régime climatique multilatéral des Nations Unies et ses mécanismes de flexibilité vers des « actions volontaires » et des partenariats insignifiants. Quoiqu’il en soit, les gouvernements se sont mis d’accord pour discuter à partir de mai 2006 de la seconde période d’engagement du Protocole de Kyoto. Cela constitue un signal politique extrêmement clair : nous sommes sur la voie de nouveaux objectifs ambitieux de réduction des émissions de gaz à effet de serre.