22 mars - 22h10 : Le convoi est arrivé en zone portuaire, le Pacific Pintail va maintenant être chargé avec le Mox.
22 mars - 21h40 : Le Pacific Pintail vient de toucher le quai
du port de Cherbourg. Le convoi de Mox a pour sa part quitté l'usine de
La Hague à 21h00.
Un hélicoptère de la Marine Nationale survole le chek-point installé par Greenpeace sur la route du Mox américain
22 mars - 20h :
Les opérations de transfert entre l'usine de La Hague et le port de
Cherbourg ont débutés ce soir à 18h. Un impressionnant dispositif
militaire et policier verrouille le parcours qu'empruntera dans
quelques heures (ou minutes) les deux semi-remorques qui transportent
le Mox. Trois hélicoptères de la Marine Nationale et de la Gendarmerie,
de nombreux bateaux militaires et embarcations légères, les commandos
JAUBERT mais aussi une dizaine de cars de CRS sont actuellement
déployés sur la zone. Le convoi empruntera la D901, la D22, la D65, la
RN13 via Delasse puis la RN13 jusqu'à Cherbourg où il rejoindra le port
via la route de contournement Est.
Un des check-point intallés par Greenpeace sur la route du Plutonium américain
22 mars - 14h :
Les membres de Greenpeace toujours stationnés devant le port de
Cherbourg estiment que le Mox américain devrait quitter le sol français
de manière imminente. En effet, de nombreux mouvements et aménagements
ont pu être observés dans les ports civil et militaire de Cherbourg
alors que les mesures de sécurité ont été drastiquement renforcées. Une
grue ayant même été spécialement mise en place dans le second. Toujours
en mer, le Pacific Teal et le Pacific Pintail sont attendus dans la
soirée dans les eaux du port normand.
Déjà utilisés à l'aller pour transporter
le plutonium militaire des Etats-Unis vers la France, les deux navires
repartiront à nouveau avec leur chargement sous forte escorte
militaire. A 15h, les deux semi-remorques qui transportent le Mox
n'avaient toujours pas quitté l'usine Cogéma de La Hague d'où ils
partiront pour couvrir les 20 kilomètres qui les séparent du complexe
portuaire. Face au degré extrême de sécurité entourant le chargement et
le départ des navires, il n'est pas exclu que les bateaux s'amarrent
chacun dans un bassin différent afin de brouiller les pistes. On se
rappelle que, à l'aller, un soin tout particulier avait été mis sur cet
aspect : la Cogéma étant, on ne le sait que trop, adepte du cache-cache
de mauvais goût.