Greenpeace et l’EJF ont pris le
Binar 4 la main dans le sac le 6 avril dernier : le cargo procédait illégalement au transbordement de poisson pêché dans les eaux de la Guinée. L’Esperanza, navire amiral de la flotte Greenpeace, l’a alors suivi jusqu’à Las Palmas, où le
Binar 4 avait l’intention de débarquer son butin et de le blanchir sur le marché européen.
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Les autorités guinéennes ont confirmé que ce navire a violé la loi. Nous nous assurerons qu’aucune loi soit à nouveau violée avant que les autorités à Las Palmas confisquent le poisson volé se trouvant à bord du bateau », a déclaré Sarah Duthie, responsable de la campagne océans chez Greenpeace.
Plus de 11 000 caisses de poisson se trouvent à bord du
Binar 4. Ce poisson a été pêché sur les côtes d’une des régions les plus pauvres de la planète – la seule région au monde où la consommation de poisson décroît. Les autorités de Las Palmas ont refusé le débarquement de cette pêche illégale jusqu’à ce que le navire présente les documents administratifs satisfaisant et nécessaires.
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Nous sommes satisfaits de constater que l’Espagne et la Guinée ont agi contre ce navire et nous espérons que cet épisode marque le début d’une coopération plus efficace qui permette d’améliorer les processus de contrôle et d’arraisonnement des navires de pêche illégaux qui tentent d’entrer dans le port de Las Palmas », a déclaré Helene Bours de l’EJF.
Ces trois dernières semaines, Greenpeace et l’EJF ont mené conjointement une enquête en Afrique de l’Ouest et documenté les activités de plus de 100 navires de pêche. Les preuves récoltées montrent que la moitié des navires répertoriés étaient engagés dans – ou liés à des activités de pêche illégale.