Nous avons alors clairement indiqué que nous ne discuterions pas sur la base d'une communication pré-formatée de non-responsabilité et que nous n'accepterions un entretien qu'avec un dirigeant de l'entreprise dont le pouvoir de décision au sein de Dow est conséquent. Nous avons donc finalement rencontré Monsieur Brochand, Directeur Général de Dow France, vers midi. Après lui avoir (ré)-expliqué la situation sanitaire et environnementale à Bhopal, il nous a indiqué qu'il rapporterait à la direction internationale de Dow les demandes des victimes indiennes, notamment pour le nettoyage du site de l'usine. Il a indiqué à Aurèle Clémencin, chargé de la campagne responsabilité des entreprises à Greenpeace France, qu'il l'informerait dans les jours à venir de la position de Dow par rapport au nettoyage du site.
"La surprise fut grande pour Dow de voir Greenpeace interagir avec la promotion de leur fibre textile. Nous les avons forcé à sortir de leur discours pré-formaté habituel. Nous attendons maintenant les informations que nous a promis Monsieur Brochand." commente Aurèle Clémencin. La vigilance est donc de mise, puisque les dirigeants de Dow ne sont pas à leur premier discours sur les actions qu'ils peuvent prendre mais aussi celles qu'il NE peuvent PAS prendre.
Pour de plus amples informations sur la réalité quotidienne de Bhopal et soutenir la Campagne Internationale pour la Justice à Bhopal, nous vous invitons à l'exposition photo co-organisée avec la Galerie Fait & Cause à partir de ce jeudi 23 septembre à 18h30, jusqu'au 23 octobre, 58 rue Quicampoix, Paris 4eme.
Interviews d'Aurèle Clémencin, responsable de la campagne résponsabilité des entreprises de Greenpeace France :
- Pourquoi cette action? (mp3 - 511Ko)
- Déroulement de l'action et rencontre avec un directeur de Dow (mp3 - 1407Ko)
Témoignage de Pascale, hotesse d'accueil au salon Première Vision :
- Elle était présente à Bhopal en 1985 et est mariée à un indien. (mp3 - 1259Ko)