Remonter :
Le Tribunal de Grande Instance de Cherbourg a satisfait aux requêtes en référé d'Areva et de la compagnie British Nuclear Fuel Ltd (transporteur de la cargaison du plutonium militaire américain), en empêchant Greenpeace de s'approcher à moins de 300 mètres des navires transportant cette cargaison dangereuse, à moins de 100 mètres dans le port de Cherbourg ainsi que sur la route de Cherbourg à La Hague.
"Après l'arrêté Secret défense, Areva obtient avec cette décision l'interdiction pour Greenpeace d'informer et de protester de manière non violente par rapport à la prolifération nucléaire. La lutte contre la prolifération est pourtant reconnue par Bush, Kerry, Chirac, l'Agence internationale à l'énergie atomique et les Nations-Unies comme la priorité numéro 1 en matière de politique internationale" déclare Yannick Rousselet, chargé de campagne nucléaire à Greenpeace France.
"Comment Areva ose-t-elle parler de désarmement quand parallèlement, on finance sur fonds publics une industrie du plutonium qui génère tous les ans près de 15 tonnes de plutonium supplémentaires, venant s'ajouter aux 220 tonnes déjà existantes dans le monde. Pourquoi aucune réponse des autorités françaises sur les 70 à 80 tonnes de plutonium stockées à La Hague ? Pourquoi aucune réponse des autorités françaises sur les 10 tonnes de plutonium transportées à travers la France chaque année, alors que Greenpeace et nombre d'experts indépendants ont souligné la vulnérabilité de ces convois ? Il est temps que cesse l'hypocrisie : la principale différence entre du plutonium militaire et du plutonium commercial, c'est que dans le premier cas il faut de 1 à 3 kilos pour faire une bombe de type Nagasaki, dans le second 8 kilos !" s'insurge Yannick Jadot , directeur des campagnes de Greenpeace France.