Remonter :
"Nous sommes à Paris aujourd'hui afin de demander que justice soit enfin faite à Bhopal ! Dow doit nous débarrasser des montagnes de déchets toxiques qui nous empoisonne la vie depuis vingt ans, et prendre en charge le suivi médical des malades" a déclaré Sanjay Verna, victime de Bhopal agée de 20 ans.
"Les actionnaires de Dow ainsi que leurs partenaires commerciaux doivent savoir que Dow a du sang sur les mains et qu'aucun textile ne va camoufler les crimes de Bhopal. Dow sera libéré de toute action en justice quand il aura accepté de payer pour le soutien médical des victimes et pour le nettoyage des déchets toxiques abandonnés sur le site" a ajouté Vinuta Gopal, chargée de la campagne toxique à Greenpeace Inde également à Paris pour cette manifestation.En 1999, une équipe de l'unité scientifique de Greenpeace s'était rendue à Bhopal pour évaluer l'étendue de la contamination du site et de ses environs. Leur étude a révélé des taux significatifs, voir inquiétants, en métaux lourds et en toxiques chlorés dans le sol et la nappe phréatique. Depuis, Greenpeace mène des actions partout dans le monde, afin de sensibiliser le public sur le sort des habitants de Bhopal et faire en sorte que les leçons de cette catastrophe soient tirées, alors que se déroulent, ce 21 septembre les commémorations de l'explosion de l'usine AZF à Toulouse. Au-delà des frontières, les Etats doivent se mobiliser afin que les multinationales ne restent pas impunies des actes criminels qu'elles commettent, par négligence et par volonté de profits.
Interviews d'Aurèle Clémencin, responsable de la campagne résponsabilité des entreprises de Greenpeace France :
- Pourquoi cette action? (mp3 - 511Ko)
- Déroulement de l'action et rencontre avec un directeur de Dow (mp3 - 1407Ko)
Témoignage de Pascale, hotesse d'accueil au salon Première Vision :
- Elle était présente à Bhopal en 1985 et est mariée à un indien. (mp3 - 1259Ko)