Cette intervention de Greenpeace se replace dans le cadre de sa
nouvelle campagne "Un an dans la vie des Océans", lancée en novembre
dernier au Cap (Afrique du Sud) , dans le contexte dramatique actuel de
vagues croissantes d'extinction d'espèces marines, qu'il s'agisse des
mammifères, des poissons ou des oiseaux (1). Cette expédition, qui
durera 14 mois, sera menée par les deux bateaux de Greenpeace,
l'Esperanza et l'Arctic Sunrise, sur quatre des cinq océans de la
planète. La spécificité de la biodiversité de chaque région océanique
et les menaces pesant sur ces différents océans seront mises en lumière
et illustrées par les activités des différentes étapes de ce voyage. La
finalité de cette expédition est de montrer la nécessité absolue de
créer un réseau mondial de réserves marines (2) ;
"Ce
n'est qu'en établissant et en renforçant un vaste réseau de réserves
marines que nous pourrons stopper et inverser le déclin des espèces
océaniques, et assurer ainsi la pérennité de nos océans, et de nos
pêcheries, tellement indispensables à nos mode de vie" déclare Aurèle Clémencin, chargé de campagne Océans pour Greenpeace France.
Cette première étape, en océan Austral, vise à montrer que malgré les
rappels à l'ordre de la CBI (Commission Baleinière Internationale) et
au mépris des protestations internationales, la chasse baleinière
continue, y compris dans des régions déjà protégées comme le Sanctuaire
baleinier de l'Antarctique. Dans certains cas, la situation a empiré,
la flotte japonaise a notamment déjà plus que doublé ses prises de
petits rorquals, les portant à environ 1000, et des espèces en voie de
disparition comme le rorqual commun ou la baleine à bosse risquent de
subir des pertes dramatiques les prochaines années.
"Malgré
le moratoire sur la chasse commerciale aux baleines, la communauté
internationale n'est pas parvenue à mettre fin à ce massacre.
Commençant par les baleines les plus faciles à capturer, les flottes
baleinières poussent les espèces aux bord de l'extinction les unes
après les autres. Greenpeace met le cap sur le Sanctuaire de
l'Antarctique pour y défendre les baleines, et appelle à un arrêt
immédiat de la chasse" déclare Shane Rattenbury, chargé de la campagne Océans de Greenpeace International, à bord de l'Esperanza.
Notes: (1) - Voir rapports du Pew Institute for Ocean Science sur le site
www.pewoceanscience.org
(2) - Greenpeace pousse la communauté internationale à dédier 40%
de la surface océanique à la création d’aires marines protégées. Un tel
réseau coûterait 12 milliards de dollars par an.