Par cet acte, l'Etat français voulait mettre fin à la campagne de
Greenpeace contre les essais nucléaires à Moruroa, en Polynésie
française. A Avignon, Bordeaux, Cherbourg, Grenoble, Lille, Lyon,
Marseille, Montpellier, Nantes, Paris, Poitiers, Rennes et Strasbourg,
les militants ont rebaptisé des lieux symboliques :
"rue, place ou site Fernando Pereira
Militant pacifiste tué par l'Etat français lors de l'attentat du Rainbow Warrior"
Tous les
sites rebaptisés font l'objet d'inaugurations "officielles" organisées
par les militants de l'association en présence de "représentants
citoyens" ceints d'une écharpe aux couleurs de l'arc-en-ciel (symbole
du navire amiral de Greenpeace), dévoilant et inaugurant les nouvelles
plaques des sites "Fernando Pereira". Le discours tenu à cette occasion
rappelle le parcours et le combat de Fernando Pereira, de même que
l'histoire de cet attentat qui deviendra l'un des plus gros scandales
de la République française.
Les "représentants citoyens" rappellent ainsi que "cet acte était la
seule réponse que les services secrets, l'armée, le Ministère de la
Défense et la Présidence de la République avaient trouvée pour répondre
à la mobilisation des populations polynésiennes et de l'ensemble du
Pacifique contre les essais nucléaires français ; que cet acte
était la seule réponse qu'ils avaient trouvée à la dénonciation par
Greenpeace des conséquences dramatiques du nucléaire, pour la santé,
l'environnement et la paix dans le monde."
20 ans après, l'Etat Français n'a toujours pas présenté d'excuses
officielles à la famille de Fernando Pereira. "Nombre d'agents secrets
s'en sont sortis indemnes, constate Marelle Pereira, la fille de
Fernando Pereira. Seuls Dominique Prieur et Alain Mafart [les fameux
"faux époux Turenge" arrêtés par la Nouvelle Zélande, ndlr] furent
condamnés à la réclusion sur une petite île, où ils devaient passer 10
ans mais qu'ils quittèrent au bout de seulement trois ans. Ils
rentrèrent alors en France où ils furent traités comme des héros. Ils
reçurent même des médailles. Pour ma famille c'est absolument
incroyable, incompréhensible."
"20 ans après, les choix en matière de nucléaire continuent d'être fait
à l'insu des citoyens. Le nucléaire, parce qu'il est
intrinsèquement lié à la bombe atomique, reste profondément
anti-démocratique. Greenpeace est née en 1971 de son combat contre les
essais nucléaires américains. L'attentat contre le Rainbow Warrior et
la mort de Fernando ont marqué à jamais notre mémoire et notre
identité. La menace nucléaire demeure , la course à l'armement est
relancée : la France n'en a pas encore fini avec ses vieux
démons ! Notre combat continue : on ne coule pas un
arc-en-ciel !" conclut Yannick Jadot, directeur des campagnes de
Greenpeace France.
Reportage des Groupes Locaux Paris
Les militants de Greenpeace rebaptisent la Bibliothèque Nationale de France site Fernando Pereira.
Les
militants du Groupe Local de Paris ont rebaptisé la Bibliothèque
Nationale François Mitterand en site Fernando Pereira. Lors de la
cérémomié un arc-en-ciel de 9 mètres de long a été déployé sur les
marches de la bibliothèque.
Voir la vidéoA
l'issu de son disours le Groupe Local à également rendu hommage à
François-Xavier Verschave, compagnon de Greenpeace France,
disparu cette semaine.
Villeurbanne
Les militants de Greenpeace rebaptise la place Charles Hernu place Fernando Pereira.
Les
militants du groupe local de Lyon ont rebaptisé la place Charles Hernu,
particulièrement symbolique pour cette commémoration :
Né le 3
juillet 1923, Charles Hernu est mort d’une crise cardiaque le 17
janvier 1990. Maire de Villeurbanne de 1977 à sa mort, l’histoire
retiendra de lui surtout l’épisode dramatique de l’attentat contre le
Rainbow Warrior, dans lequel sa responsabilité est pleinement engagée.
En juillet 1985, il est en effet Ministre de la Défense de François
Mitterrand dans le gouvernement de Laurent Fabius. C’est donc de lui
que dépendent les agents de la DGSE qui organisent l’attentat contre le
bateau de Greenpeace, pour tenter d’empêcher la mobilisation contre les
essais nucléaires. Le scandale, révélé par le journal Le Monde et la
police néo-zélandaise, le contraint à démissionner pour protéger la
responsabilité du président de la République, qui apparaît aujourd’hui
comme le commanditaire le plus probable de l’opération.
Cherbourg
2 juillet 2005, 10h15, le groupe local de Greenpeace de Cherbourg inaugure, en centre ville, la place Fernando Pereira, anciennement place de la Fontaine.
Ce
matin, 2 juillet 2005, à 10h15, le groupe local de Greenpeace de
Cherbourg a inauguré, en centre ville, la place Fernando Pereira,
anciennement place de la Fontaine.
Lors de son discours, la
représentante citoyenne, a évoqué l’historique du navire et les tristes
événements d’Auckland. Elle a aussi rappelé les liens historiques
unissant le Rainbow Warrior, la population et les élus cherbourgeois.
En effet, il y exactement 25 ans, le navire était accueilli à
Cherbourg sous les applaudissements, lors de son opposition au cargo
Pacific Swan venu livré sa dangereuse cargaison de déchets nucléaire
japonais. Evénement qui provoqua la première répression violente
des forces armées françaises.
Vallée de ChevreuseA
10h, début de la cérémonie, discours d'un faux Maire et
découverte de plaque, pendant que les services techniques commencent à
enlever les plaques au bout de la rue ! La gendarmerie intervient
pour nous faire arrêter la cérémonie, on négocie. Le Maire arrive,
discussion, accord pour finir la cérémonie et continuer la discussion
derrière. Le Maire demande de repartir avec une plaque de Fernando
Pereira sous le bras… en souvenir !
Les militants continuent ensuite à discuter avec le public et à distribuer des tracts.
Grenoble
Inauguration de la plaque en l'honneur de Fernando Pereira a Grenoble
Le public s'est arrêté dans cette rue passante deGrenoble, ex-Rue de Bonne, inaugurée en rue Fernando Pereira.
Le
discours d'inauguration a été écouté avec attention et de nombreuses
personnes ont reçu un tract avec le détail sur cette affaire.
La presse était représentée par la présence de l'AFP.
Strasbourg
Dépôt de fleurs rue des Hallebardes à Strasbourg rebaptisée rue Fernando Pereira.
Ce
samedi matin 5 h du matin, la Rue des Hallebardes de Strasbourg a été
rebaptisée Rue Fernando Pereira, militant pacifiste et écologiste de
Greenpeace tué il y a 20 ans par l’Etat français.
Elle a été
solennellement inaugurée par le GL à 11 h en présence d’une journaliste
d’un journal régional qui relatera l’événement. Les passants sensibles
à notre cause se sont joint à nous durant la cérémonie, celle-ci c’est
clôturée par un dépôt de fleur au pieds d’un des panneaux rebaptisés.
Bordeaux
Commémoration de la mort de Fernando Pereira à Bordeaux.
10h 30 Place Gambetta sous un beau soleil, 9 militants du groupe local étaient présents pour cet hommage à Fernando.
L'échelle en bois posée rapidement et deux plaques couvertes d'un drap
sont fixées en un coup de main à l'angle de cette place centrale de
Bordeaux. Reste l'estrade et la sono et le discours d'inauguration,
ceint d'une écharpe Rainbow, est prononcé d'une voix calme et assurée
pour rappeler le crime de l'Etat français contre Fernando,militant
pacifiste et écologiste armé lui de ses seuls appareils photos.
10h 40, les draps sont découverts et la place est devenue Place
Fernando Pereira au son d'une musique un peu solenelle certes mais pas
triste pour autant car Fernando ne l'aurait pas voulu ainsi.
Bon
contact avec les passants qui levaient la tête et prenaient volontiers
le tract expliquant le sens de notre action. Deux agents de la police
municipale nous ont même fait un sourire en nous souhaitant bonne
journée.
Le soleil commençait à taper fort comme un joli clin d'oeil en mémoire de
Fernando...
Nantes
Hommage à la mémoire de Fernando Pereira à Nantes
Hommage à Fernando Pereira.
La place du Change, dans le prolongement de la rue de la Paix, est renommée place Fernando Pereira.
Une cérémonie très solennelle a commencé vers 11h30. 30
personnes,membres du groupe local ou de d'autres associations, étaient
présentes Après le discours la plaque «Place Fernando Pereira » a été
découverte par le faux maire. Chacun a ensuite déposé une fleur au pied
de celle ci. Nous avons pu rester sur le site sans problème ce qui nous
a permis de prendre le temps de distribuer les tracts.
Rennes
Inauguration de la plaque en l'honneur de Fernando Pereira à Rennes
Nous étions 8 militants du groupe local à nous réunir dés 9 heures pour rebatiser la rue La Fayette à Rennes.
Nous nous sommes rendus aux abords de la place du parlement, ou nous
avions donné rendez-vous à la Presse. Pendant que 4 militants
s'occupent d'accrocher les 4 plaques, des interviews ont été faites
avec les journalistes de la radio France Bleu Armorique, et du journal
Ouest-France.
A 10h55, nous partons, photographie de Fernando Pereira en main, pour
inaugurer la rue rebaptisé. Aprés une séance photo avec le photographe
de
Ouest-France, nous débutons l'inauguration au croisement de la rue Fernando
Pereira et la rue Le Bastard, en pleine effervecence avec les soldes. Les
badeaux s'attroupent pour écouter et découvrent, trés haut perchés, les
nouvelles plaques. Nous donnerons également un second discours sur le marché
des Lices, car là aussi il y a foule.
Montpellier
Les militants du Groupe Local de Greenpeace ont recouvert
les onze plaques de la Rue de l'Argenterie en "Rue Fernando Pereira".
Les
militants du Groupe Local de Greenpeace ont recouvert les onze plaques
de la rue de l'Argenterie en "rue Fernando Pereira". La nouvelle plaque
a été dévoilée samedi 02 juillet à 11h00, en présence d'un public
recueilli et attentif aux explications lors du discours d'inauguration.
Marseille
Commémoration de la mort de Fernando Pereira à Marseille.
Une
vingtaine de militants, en procession de deuil, ont descendu le boulevard
Longchamps jusqu'au Square Stalingrad pour le débaptiser. La procession
était composée d'une reproduction du Rainbow Warrior naviguant
sur les flots. Ceux ci étaient portés par six personnes, elles même
coiffées d'un chapeau ou l'on pouvait distinguer la coque verte du
Rainbow en train de sombrer duquel émergeait un arc en ciel. Car : « on
ne peut couler un arc en ciel » ! Autours du cortège, accompagnée
d'une fanfare à la mélodie solennelle, une représentation de torpille
tournoyait au bout d'un baton . Une fois en place, la troupe s'est
disposée autours de l'orateur pour le discours, sous la plaque Fernando
Pereira recouverte d'un tissu rouge. La fanfare s'est tue. Notre
orateur s'est exclamé, a rendu hommage à Fernando, puis a ôté le drap
rouge pour inaugurer le nouveau nom du Square : Fernando Pereira. Il a
alors demandé une minute de bruit en la mémoire du photographe mort.
La
fanfare a repris et le Rainbow Warrior s'est embrasé. Lorsque la fumée
s'est dissipée, la carcasse du bateau a été recouvert d'un linceul
rouge et les militants portant les flots se sont allongés sur la
place.
Lille
Les militants de Greenpeace rebaptisent la Rue Nationale
Nous
étions une bonne douzaine de militants et de sympathisants pour
remémorer aux passants l'attentat du Rainbow Warrior lors duquel périt
Fernando Pereira, et les interpeller sur le problème du désarmement
nucléaire. Après son discours "officiel", le "maire", vêtu de sa
bannière multicolore symbole de paix, a dévoilé une plaque (en
remplacement de la rue nationale) à la mémoire du photographe tué,
avant qu'une minute de silence et de recueillement ne soit observée.
Avignon
Les militants de Greenpeace rebaptise la rue de la République en rue Fernando Pereira.
Le
groupe local d'Avignon était présent rue de la République en Avignon ce
matin 2 juillet pour rendre hommage à Fernando et rebaptiser la rue.
A partir de 10 H 30 et ce jusqu'à 11h nous avons recouvert 11 plaques
le long de la rue de la République sans aucun problème. Il faut dire
qu'en cette période de festival il n'est pas rare de voir des comédiens
se balader avec des échelles pour poser leurs affiches. Ensuite nous
sommes partis de la place de l'horloge avec notre maire (et de la
musique) pour inaugurer la rue Fernando Pereira. Merci à Christophe qui
est comédien et qui nous a accompagné dans cette démarche, le discours
était posé et éloquent. Nous avons ensuite tracté dans la rue, et nous
avons expliqué aux passants qui était Fernando Pereira. Les gens
connaissaient l'histoire du Rainbow Warrior mais ne connaissaient pas
Fernando.