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Des activistes de Greenpeace pénètrent dans l'arsenal militaire du Port de Cherbourg afin de protester contre le prochain transport de plutonium américain
Agrandir"Cette manifestation a pour but d'adresser un message clair à l'attention des administrations Chirac et Bush - les projets de transport de ce plutonium dangereux devraient être abandonnés avant que d'autres incidents, potentiellement pires encore ne se produisent. La nuit dernière, des protestations dans le port de Charleston menées par des citoyens américains adressaient le même message. - Cessez cette folie et considérez le plutonium comme un déchet et non un combustible" a déclaré Shaun Burnie de Greenpeace International.
Greenpeace a demandé qu'une enquête complète soit menée par la Commission Européenne qui porte la responsabilité de fournir des garanties au gouvernement américain sur la sécurité et la sûreté de l'usine. En 2002, la Commission condamnait la France pour des manquement "inacceptables" concernant les stocks de plutonium à Cadarache.
L'opposition contre les projets d'introduire des plutonium de qualité militaire dans des réacteurs civils repose sur des arguments de sécurité globale, de sûreté et des dangers environnementaux potentiels. Des membres du Congrès américain ont fait part de leur crainte auprès de l'administration Bush sur la vulnérabilité de ce transport, notamment contre des attaques délibérées. Ils ont en particulier fait référence à la facilité avec laquelle Greenpeace avait suivi et filmé durant ces deux dernières années, les transports réguliers de plutonium sur 1 000 km, entre la Normandie et la Provence, via Paris. Areva, organisme public, possède dans ses stocks de l'usine de La Hague entre 70 et 80 tonnes de plutonium. Plusieurs milliers des kg de plutonium sont transportés chaque année, dans des conditions de sécurité largement insuffisantes.
Treize militants de Greenpeace sont actuellement retenus par les autorités à Cherbourg.