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Panneaux publicitaires représentant le visage de Nicolas Sarkozy assorti du slogan « Réduire de 30 % les émissions de gaz à effet de serre en Europe ? Yes you must ! »
AgrandirDepuis une semaine, Greenpeace a placardé dans Paris des affiches détournant un visuel de campagne de Barack Obama, présentant le visage de Nicolas Sarkozy et scandant « Yes We Can ! » « Cette campagne de buzz vise à éveiller la curiosité du grand public et à faire le maximum de bruit à propos d’un événement essentiel qui, aujourd’hui, malheureusement, n’intéresse pas grand monde : l’adoption imminente du paquet "climat/énergie" par l’Union européenne, alors que la Conférence des Nations unies sur le climat bat son plein à Poznan », déclare Pascal Husting, directeur général de Greenpeace France.
Faire payer les entreprises qui polluent, créer 3 millions d’emplois non délocalisables en Europe, faire économiser 1 000 euros/an par ménage… Tout cela est possible, à condition que l’Europe se dote d’une réglementation ambitieuse. Mais le paquet climat/énergie est très loin du compte. Voilà pourquoi Greenpeace a lancé l’opération « SarkObama » : pour faire dire à Nicolas Sarkozy ce qu’il ferait s’il était à la hauteur du défi climatique et de la présidence de l’Europe.
« Le président français porte une lourde responsabilité, reprend Pascal Husting. Il a laissé les États membres s’engluer dans la défense de leurs intérêts nationaux de court terme, au lieu de porter haut et fort l’intérêt collectif et les impératifs de la lutte contre les changements climatiques. Avec lui, c’est Noël tous les jours : des droits à polluer gratuits pour les centrales à charbon polonaises, ou 30 g de CO2/km offerts aux constructeurs allemands Mercedes et BMW ! »
Nicolas Sarkozy a une dernière chance de redresser la barre : le sommet des chefs d’État et de gouvernements européens des 11 et 12 décembre. Il lui reste donc quelques jours pour faire adopter par l’Europe une réglementation qui :