Remonter :
Le 26 mai 2008 à Bruxelles, des activistes de Greenpeace conduisent une voiture préhistorique jusqu'au parlement européen.
AgrandirObjectif de ce défilé « âge de pierre » : montrer que l’industrie automobile est dans une logique digne de la préhistoire. Alors que la lutte contre les changements climatiques est devenue l’une des priorités mondiales, les constructeurs s’entêtent à produire des véhicules puissants, gourmands en carburants et polluants. Pire encore : ils mettent tout en œuvre pour vider de ses ambitions le projet de réglementation européenne en cours de négociation.
« Notre rapport fait le point sur le lobbying effréné mené par l’industrie automobile européenne, lui-même conduit par les constructeurs allemands, qui manipulent l’Union européenne depuis des années. Aujourd’hui, l’UE risque de se retrouver dans une impasse, explique Anne Valette, en charge de la campagne Climat de Greenpeace France. En refusant de prendre ses responsabilités et en voulant sans cesse retarder le moment de passer à l’action, l’industrie automobile risque de compromettre la capacité de l’UE à atteindre les objectifs de réduction des gaz à effet de serre qu’elle s’est fixés dans le cadre du protocole de Kyoto. »
En l’état actuel, les ambitions du projet de réglementation ont déjà été réduites, alors que pour être à la hauteur du défi climatique, le texte doit limiter la moyenne des émissions de CO2 des voitures neuves à 120 g/km d’ici à 2012, et à 80 g/km pour 2020. Ces normes doivent être assorties de sanctions immédiatement dissuasives, seule garantie que tous les constructeurs les respecteront.
Constructeurs
français contre constructeurs allemands
En moyenne, les voitures françaises polluent bien moins que
les allemandes, plus lourdes et gourmandes en carburants. Ainsi, par exemple,
les modèles mis sur le marché par PSA en 2006 affichent une moyenne de
Le cas de PSA
Mercredi 28 mai au matin se tient une assemblée générale des
actionnaires de PSA, au siège du groupe, avenue de