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Cette installation, située sur le chemin qu'empruntera la cargaison de plutonium américain à destination de l'établissement Cogéma de La Hague, a pour vocation de dénoncer les risques inhérents à ce transport. La population du Nord Cotentin pourra rencontrer les militants de l'organisation et être informée sur les problèmes liés à l'industrie du plutonium. D'autres associations sont également invitées à rejoindre les militants de Greenpeace. Ce point de contrôle est destiné à rester en place jusqu'à l'arrivée des bateaux Pacific Teal et Pacific Pintail qui acheminent actuellement le plutonium militaire américain vers le port de Cherbourg.
Greenpeace met en place un point de contrôle et d'information entre Cherbourg et l'usine de La Hague
Le navire de Greenpeace, l'Esperanza, après avoir été relégué par les autorités françaises à Cherbourg dans un endroit du port inaccessible au public alors qu'une conférence de presse devait avoir lieu à bord, a maintenant quitté les eaux territoriales françaises pour aller à la rencontre de la cargaison de plutonium et ainsi documenter et informer sur la progression des navires.
"Même si la cargaison mortelle est déjà en chemin pour la France, il n'est jamais trop tard pour renoncer à ce projet désastreux faisant encourir des risques inacceptables aux populations et à l'environnement et favorisant la prolifération du plutonium qui peut être volé ou détourné pour être utilisé à des fins militaires ou terroristes" a déclaré Yannick Rousselet, responsable de la campagne nucléaire de Greenpeace France et présent à Cherbourg. "Les déclarations lénifiantes d'Areva sont scandaleuses, et comme à son habitude, elle se moque éperdument des populations. Se réfugiant derrière le Secret Défense, Areva en profite pour continuer ses funestes opérations dans le seul but du profit financier" a-t-il ajouté.