Skip navigation.
L'usine Cogema de Cadarache. Atelier de technologie de plutonium - 
ATPu

L'usine Cogema de Cadarache. Atelier de technologie de plutonium - ATPu

Agrandir

Paris, France — 21/11/2006 - Les représentants des sept parties* prenantes au projet Iter ont signé, ce mardi 21 novembre, l'accord permettant la construction du réacteur expérimental de fusion nucléaire Iter, à Cadarache, dans le sud de la France. Un projet jugé aberrant par Greenpeace.

Le coût du projet est estimé à plus 10 milliards d'euros, dont 4,6 milliards pour la construction du réacteur entre 2005 et 2015. la France, la région PACA et les différents départements mettront la main au portefeuille pour près de 1 milliards d'euros. ( 10% pour la construction et 7% pour l'exploitation).
« Ce projet n’a pas de sens étant donné l’urgence dans laquelle nous sommes pour lutter contre les changements climatiques.  L’enjeu se situe dans la réduction par 4 de nos émissions de gaz à effet de serre d'ici 2050, et non pas dans un programme de recherche, qui de l'avis même des experts les plus optimistes, n’aura pas une production commerciale avant 2080, si bien sûr ce projet abouti un jour ! » explique Frédéric Marillier de Greenpeace.

Dans le meilleur des cas, ce programme permettra la mise au point d’ici 40 à 60 ans d’un prototype industriel qui nécessitera encore 10 à 20 ans de test pour devenir complètement opérationnel, s’il le devient un jour…
Cet investissement n’est donc qu’une dangereuse diversion et un gaspillage inacceptable de nos ressources et de nos intelligences.

Avec ces 10 milliards d’Euros on pourrait mettre en service 10,000MW d’éolien, fournissant une électricité propre à 7,5 millions de foyers européens.

La communauté internationale devrait investir cet argent dans des mesures d’efficacité énergétique comme la rénovation des bâtiments,  une politique des transports en commun et surtout le développement des énergies renouvelables qui créeront beaucoup plus d’emplois.

Toutes les centrales nucléaires en service dans le monde fonctionnent sur le principe de la fission. La bombe atomique à hydrogène ou à neutron sont les seuls processus de fusion nucléaire actuellement « maîtrisés » sur le plan technique. Le projet ITER « n’est rien d’autre » qu’une tentative de maîtrise de l’explosion atomique la plus puissante jamais produite pour domestiquer l’énergie dégagée par cette réaction et rendre cette énergie utilisable par tous : ambitieux diront certains, irréalistes diront la plupart des observateurs proches de la recherche et des sciences atomiques.
A noter que la réalisation de ce programme de recherche va engendré une consommation d’énergie astronomique.

Note:
* Les trois textes constitutifs ont été signés à l'Elysée, en présence de Jacques Chirac, par des représentants de Chine, de Corée du Sud, des Etats-Unis, d'Inde, du Japon et de Russie.
L'Union européenne était représentée par le président de la Commission européenne et président d'Euratom, José Manuel Barroso, et par le commissaire européen chargé de la Science et de la Recherche, Janez Potocnik.