"Ce rendez-vous collectif enverra un signal fort en direction de ceux qui veulent imposer les OGM contre la volonté générale, déclare Dominique Béroule, membre de l'équipe de coordination française
.
Pour nous, la coexistence entre cultures OGM et les autres systèmes
agricoles est impossible. Nous sommes soucieux de notre qualité de vie,
et nous voulons éviter que nos champs et nos assiettes soient
contaminés par les plantes transgéniques."
Stands d'information, conférences, projections de documentaires,
concerts, marchés paysans, expositions, défilés... Partout en France,
où 78% des citoyens réclament une interdiction temporaire des OGM afin
d'évaluer précisément les impacts sanitaires et environnementaux
(sondage BVA/Agir pour l'environnement, janvier 2006), les associations
organisent divers événements. Ainsi, par exemple, une vente aux
enchères factice de nos gènes se déroulera à Lyon (Rhône). Les
habitants de Sélestat (Bas-Rhin) pourront s'initier au jardinage
naturel en plantant des semences paysannes. La mairie du IIème
arrondissement de Paris célèbrera la cérémonie du mariage raté entre
Dame Nature et Monsieur Biotech. Au Buisson de Cadouin (Dordogne), des
maires signataires d'arrêté anti-OGM débattront tandis qu'à Besançon
seront présentées sur grand écran les Grandes découvertes agronomiques,
qui constituent des alternatives naturelles et millénaires aux OGM...
Cette année, la Journée d'opposition aux OGM acquiert une dimension
véritablement internationale. D'abord avec l'organisation d'une
vidéoconférence internationale retransmise sucr Internet. Objectif :
découvrir les initiatives locales de résistance aux OGM présentées
depuis la vingtaine de pays participants et échanger des savoir faire
militants. Interviendront notamment des figures historiques du
mouvement anti-OGM : Vandana Shiva (Inde), Arpad Pusztaï (Autriche),
Ignacio Chapela (Etats-Unis), Ryoko Shimizu (Japon) ou encore Jacques
Testart, José Bové, Arnaud Apoteker (France).
Ensuite, parce que plus d'une centaine d'associations appellent à la
mobilisation dans une quarantaine de pays (Etats-Unis, Nicaragua,
Mexique, Hawaï, Bolivie, Argentine, Portugal, Togo, Belgique, Grèce,
Allemagne, Malte, RDC, Turquie, Inde, Bangladesh, Philippines, Japon,
Australie...). Manifestation à Chicago, où les industries
biotechnologiques tiendront leur convention annuelle ; exposition en
Turquie d'une mosaïque "non aux OGM", composée de pièces venant du
monde entier ; feux d'alerte qui illumineront les collines les plus
élevées du Royaume-Uni ; conférence sur le riz transgénique au Japon...
Le 8 avril marquera aussi le lancement d'une lettre ouverte aux
Parlementaires de chaque pays, qui recense les risques sanitaires des
OGM.
Plus d'informations et programme complet disponibles en anglais, français et espagnol sur
http://altercampagne.free.fr