Le 27/03/07 - (AFP) - L'intrusion de militants de Greenpeace mardi sur le site de la centrale nucléaire de Belleville-sur-Loire (Cher), une opération qui n'a connu qu'un précédent dans l'histoire du nucléaire à EDF, "inquiète" un spécialiste des questions terroristes.
Une douzaine de militants de l'organisation écologiste sont montés mardi matin sur une tour de refroidissement de la centrale nucléaire de Belleville-sur-Loire afin de dénoncer les "dangers des centrales nucléaires".
Interrogé par l'AFP, Eric Denécé, directeur du Centre français de recherche sur le renseignement (CF2R) a jugé « tout à fait anormal que des manifestants aient pu s'introduire sur le site sans être détectés après avoir franchi les grilles à l'aide d'échelles ». « Même si les manifestants n'ont pas pénétré dans le bâtiment ultra-sécurisé où se trouve le réacteur, cette déficience du système de sécurité est inquiétante surtout en termes d'image par rapport à des groupes terroristes ».
Cette opération, a conclu Eric Denécé, va probablement entraîner une remise à niveau des systèmes de sécurité des centrales nucléaires françaises.
EDF a affirmé que toutes ses installations nucléaires étaient sécurisées selon un dispositif "gradué" en fonction des menaces, et que la partie nucléaire était "sous contrôle".
« En ce qui concerne les mesures de sécurité, nous sommes organisés autour d'une succession de dispositifs gradués selon le niveau d'alerte, visant à empêcher toute intrusion », selon une porte-parole d'EDF.
En mai 1996, trois militants antinucléaires avaient passé trois jours au sommet de l'une des deux tours de réfrigération de la centrale nucléaire de Golfech (Tarn-et-Garonne).
(Dépêche AFP)