Deux raisons justifient cette incapacité :
1. aucun inventaire n'a jamais été effectué sur le Clemenceau ;
2. deux experts indépendants ont confirmé les estimations de Technopure
sur les quantités d'amiante présentes sur le Clemenceau (entre 500 et
1000 tonnes), rendant impossible pour l'Etat français de justifier leur
chiffre de 45 tonnes.
"L'Etat français et SDI ont sciemment
organisé un chantier de désamiantage cosmétique et imposé des
contraintes économiques et techniques à leur sous-traitant Technopure
rendant de fait impossible un désamiantage à 90%, comme le proclamait
le ministère de la défense, déclare Annie Thébaud-Mony, porte-parole de Ban Asbestos.
Technopure
a néanmoins assumé toutes ses responsabilités en répondant aux
instances indiennes (Supreme Court Monitoring Committee) et en rompant
de ce fait le silence".
"La rébellion des syndicats indiens
contre ce qu'ils considèrent comme un empoisonnement volontaire,
l'enquête de la Commission européenne sur la violation du droit
européen et la convergence des expertises sur les quantités d'amiante
mettent l'Etat français dans les cordes, ajoute Yannick Jadot, directeur des campagnes de Greenpeace France.
Le
Président de la République doit prendre acte de la situation et rompre
un silence peu compréhensible. La mobilisation de l'opinion publique
française et indienne ainsi que des syndicats de travailleurs,
notamment lors de la prochaine visite du Président en Inde, doit sonner
comme un réveil au Palais de l'Elysée !".